Expositions Max Neumann / Thomas Müller

C‌hers amis,

Suite aux nouvelles mesures prises par les Pouvoirs Publics pour lutter contre le Coronavirus, nous avons dû mettre fin à l’exposition “Max Neumann”.

De même, nous devons reporter l’exposition des œuvres de Thomas  Müller, prévue initialement ce samedi, à une date que nous vous communiquerons ultérieurement.

En vous souhaitant bon courage dans ces moments difficiles et en espérant avoir le plaisir de vous revoir très prochainement,

Bien amicalement,

Nathalie et Bernard

 

Cliquez ici pour une visite virtuelle de l’exposition de Max Neumann

 

Sans titre, 2019, stylo à bille sur papier, 29,7 x 21 cm

 

 


Max Neumann Télérama Sortir Paris

 

Lien vers l’article 

 


Exposition de Max Neumann en Mars 2020


Notre cabinet de dessins contemporains

Du 24 mars au 1er avril 2017

 

 

 

 

 


Max Neumann exposition au 65, rue de Turenne du 11 mars au 1er avril

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Max Neumann

Max Neumann à la biennale d’Issy les Moulineaux, France.

2 MAX

http://www.biennaledissy.com/?q=node/398

 


Max Neumann dans la Gazette de Drouot

Œuvres récentes

Des peintures monumentales, dont le mystère renvoie à la présence forte. Des figures se découpent sur un fond évoquant un décor rationnel. Pas de signes distinctifs, regard et bouche absents, aucun pathos, mais la certitude d’être face à une entité picturale.

Max Neumann, né en 1949 à Sarrebruck, gomme tout ce qui pourrait distraire notre perception de ces grandes formes plastiques simplifiées, schématisées, optant pour un anonymat qui recourt à l’essentiel. Des contrastes puissants évocateurs des fresquistes ou des affichistes, un art de la synthèse plastique servi par une économie de couleurs. Deux plans, trois parfois, écrivent le dédoublement de la figure, son aspiration par le fond ou son resurgissement à travers des éléments de décor communs. En regard, les dessins prolongent cette énigme visuelle avec la prolifération de formes, d’objets dont l’assemblage débouche sur une sorte de rébus. Leur aspect soyeux vient d’une nouvelle approche du papier, huilé et ciré, odorant. La lumière uniforme circule dans un espace voilé sur lequel l’imaginaire délivre une inventivité impromptue.

« Dessiner et peindre sont des temps différents », confie l’artiste. Le dessin dispense un mystère bruissant de la légèreté des touches posées sur des feuilles de registre, de journaux. La peinture revendique une solennité par la rigueur du dessin dont les territoires s’imbriquent dans un hiératisme formel. Eclatante, la couleur – bleu, vert, rouge, noir, blanc – hante longtemps notre mémoire.

Lydia Harambourg

Recent works

Monumental paintings whose mysteries echo a strong presence. Figures cut out of a backdrop that suggests rational spaces. No distinctive signs, absent eyes or mouths, no pathos, but the certainty to be in front of a pictorial entity. Max Neumann born in 1949 in Sarrebruck, erases anything that could distract our perception of these plasticized and simplified great shapes, that are schematic and that opt for an anonymity that goes straight to the point. Strong contrasts that recall the work of frescos and printing, an art of plastic synthesis served by an economy of color. Two layouts, sometimes three, tell us about the duplication of the figure, it’s aspiration by the backdrop or it’s resurgence thru different elements of common surroundings.

While looking at them, the drawings continue this visual enigma with the proliferation of shapes, objects that if you link create a certain puzzle. Their silky aspect comes from a new approach to paper, oiled and waxed, but also fragrant. The uniform light circulates in a veiled space upon which our imagination immediately set free an impromptu inventiveness.

“To draw and to paint are different moments” reveals the artist.

Drawing provides a mystery in the rustling of touches of paint on the sheets of registrars or newspapers. Painting claims a solemnity by the rigor of the drawing of which the territories overlap in a hieratic formality. Dazzling, the color – blue, green, red, black, white, haunts our mind for a long time.

Lydia Harambourg

Gazette de Drouot


Max Neumann dans Telerama

Il est libre Max, comme dans la chanson, et c’est une surprise de le retrouver à la Galerie Vidal-Saint Phalle de nouvelles œuvres peintures et dessins qui changent de ce que nous gardions en mémoire. Né en Allemagne en 1949, et vivant à Berlin, Max Neumann nous avait habitués à des œuvres marquées par un jeu graphique de contrastes forts. Là nous découvrons une suite de dessins d’une rare tendresse : gouaches ou aquarelles, portraits d’hommes anonymes, sans qualité définie, aux yeux parfois occultés. Mais aussi des peintures de personnages plus énigmatiques, où il ose les aplats du noir mat, de bleu intense ou de vert envahissant la composition.

« Max is free », just like the title of the French song and it is a surprise do rediscover him at the Vidal-Saint Phalle gallery, new works, paintings and drawings, that show change to what we had kept in mind.
Born in 1949 in Germany and living in Berlin, Max Neumann got us use to works marked by a graphic play of strong contrasts. Here, we discover a series of drawings of rare tenderness: gouaches or watercolors, portraits of anonymous men , not properly defined and with sometimes hidden eyes. But also paintings of enigmatic characters, where he dares solids of matt black, intense blue or green overrunning the composition.


Art Paris Art Fair – Grand Palais

Retrouvez la Galerie Vidal – Saint Phalle à la foire Art Paris Art Fair au stand B10 dans la nef du Grand Palais.

Sept artistes de la galerie seront présentés lors de l’évènement: Martin Assig, Tony Bevan, Piero Pizzi Cannella, Lorenz Estermann, Pius Fox, Per Kirkeby et Lance Letscher. Cette sélection comprend à la fois des artistes confirmés mais aussi des artistes émergents comme Pius Fox dont la galerie a fait découvrir le travail pour la deuxième fois du 7 décembre 2013 au 23 janvier 2014.


Max Neumann

Max Neumann

Œuvres récentes

25 Janvier – 18 mars 2014

Max Neumann est né en 1949 à Sarrebruck. Il vit à Berlin.

De très nombreuses expositions en galeries, en Europe et aux Etats-Unis, ont présenté régulièrement son travail : en France, notamment, à la galerie Vidal-Saint Phalle (Paris), en Allemagne à la galerie Stefan Röpke (Cologne) et la galerie Lévy (Hambourg), en Italie à la galerie Mimmo Sconamiglio (Milan), en Belgique à la galerie Pascal Polar (Bruxelles), aux Etats-Unis à la galerie Bruce Silverstein (New York).

L’œuvre de Max Neumann a été exposée en musées et en centres d’art : au Folkwang d’Essen (1994), au château du Roi René (1994), au musée du Schleswig-Hollstein (1998), au Théâtre du Vieux Colombier, Paris (2000), au musée d’Ixelles, Bruxelles (2004), à l’Espal au Mans (2005), au Centre d’art contemporain de Cuenca (2010).

Max Neuman est ainsi représenté dans les collections de la Neue Nationalgalerie de Berlin, du musée des Beaux-art de Lübeck, de celui de Sarrebruck, d’Essen, du Schleswig-Hollstein, de la Kunsthalle de Hambourg, du musée de Caen, d’Oviedo, de la Fondation Maeght, du musée Seibu de Tokyo, et de ceux de Sendai, d’Hiroshima, d’Hakone et de Toyama au Japon

Max Neumann a travaillé avec de nombreux écrivains, poètes et artistes, et tout particulièrement avec Cees Nooteboom, Joachim Sartorius, László Krasznahorkai, Alfred Brendel.

La galerie Vidal-Saint Phalle est heureuse de présenter, pour la douzième fois, une exposition personnelle de ses œuvres.

Cité fantôme

Sous le brouillard fauve d’une aurore hivernale.

T.S. Eliot. The Waste Land

Je suis dans l’atelier de Max Neumann à Berlin pour choisir la prochaine exposition.

Il y a quelques dessins posés à terre dans un coin, les tout derniers pas encore fixés, les autres m’attendent sur une table près d’une baie vitrée. Les peintures seront pour plus tard.

Max lit le journal dans son fauteuil. Sonja, sa femme, s’active à son bureau. La scène est familière et je dirais qu’on est entre amis si je n’avais pas entendu si souvent les galeristes se vanter d’être l’ami de leurs artistes. L’inverse est plus rare.

Je m’assois à la table. Je fais glisser les dessins devant moi, l’un après l’autre, lentement, le travail a changé, le trait plus dessiné, les couleurs posées différemment, en halo clair, acidulées, puis plus vite, laissant le tri se faire du coin de l’œil et mes mains choisir sans y penser. Parfois trop vite et Max qui s’est levé et regarde défiler ses dessins entre mes mains, en remet un à l’endroit : ” C’est mieux comme ça ! “. Je fais un tas des plus beaux.

Quand c’est fini, je demande à Max si je n’ai pas oublié un de ses dessins préférés et invariablement il me répond qu’il n’a pas de dessins préférés.

Il me dit aussi que, malheureusement, il ne peut m’en confier qu’une vingtaine et je reprends pour un nouveau tri ceux que j’ai déjà mis de côté. S’il y a un moment délicieux dans ma vie de galeriste c’est celui-là.

Ce sont des portraits et ce ne sont pas des portraits. 
Ce sont des figures privées de traits distinctifs, où parfois manquent le regard, la bouche ou une oreille. Aucune n’est vraiment le visage de quelqu’un en particulier, saisi dans sa singularité, ne reflète un caractère, n’ébauche un type ou un personnage. Ce sont des paysages mentaux, des instants d’inquiétude auxquels nous assistons à distance. Nul drame, familier ou tragique, que nous soyons contraints de partager. On ne nous demande rien et nous ne sommes les témoins de personne. Nous ne sommes que les spectateurs d’une énigme dont la beauté nous saisit. Figures de l’âme, parées et mises en scène pour l’occasion. Figures marquées par l’intelligence mais ne sachant pas où cette intelligence les mène, qui se dédoublent, se multiplient, disparaissent ou nous reviennent entourées d’objets incongrus.

Pas une fois dans l’atelier de Max Neumann où je n’aie pensé à ces vers d’Eliot, au début de Waste Land, à ces inconnus croisés sur London Bridge qui soupirent en regardant leurs pieds :

Une foule passait sur London Bridge, tant de gens

Qui eut dit que la mort ait défait tant de gens.

Les dessins ont des douceurs d’orchis, sont auréolés de vermillon, de vert tendre et de jaune qui leur donne une tendresse, une empathie nouvelle, les visages aux traits plus affirmés semblent sortir de l’obscurité dans laquelle ils étaient précédemment enfermés. Le papier exhale une odeur d’huile. A plat sur le bureau, à nu, sans vitre d’encadrement, ils se déploient. Certains dessins ont été faits sur une page de registre, d’autres sur de vieux journaux ou des emballages. Une couche légère de cire peut voiler les yeux et les faire baisser et Neumann utilise parfois un peigne métallique pour creuser la matière, lui donner de la touche.

” Très bon choix ! ” me dit Max qui dit toujours ça.

Les grandes peintures sont accrochées aux murs de l’atelier.

“Dessiner et peindre sont des temps différents ” m’a dit une fois Max Neumann. “Je dessine devant ma table ou sur mes genoux, en buvant mon café, en lisant ou en écoutant la radio. C’est un rendez-vous de tous les jours, je dessine comme on écrit. Mais peindre…c’est jouer aux échecs quand en face l’adversaire est sans pitié.”

Au fil des années, sa peinture a pris des formes nouvelles, chaque étape semblant rétrospectivement être la suite logique de la précédente, la poursuite d’un destin tracé d’avance, une route qui après des détours mènerait à la même maison silencieuse, à une bâtisse aveugle au pied d’une forêt très ancienne.

Mais cette fois le virage est, semble t-il, plus important.

La scène s’est animée. Il y a un mouvement, une course qui n’existait pas avant. Corps et silhouettes tendent à s’assembler, s’imbriquer, tomber du ciel et dans cette chute se tenir du bout des doigts, du bout des ailes. D’autres, au contraire, s’arrêtent en plein effort, se dressent dans une immobilité de statues.

La même matière métallique, éclatante -vert clair, rougeoyante ou bleu céleste-, découpée comme au pochoir, contenue à l’intérieur d’une ligne forte, les unit mais il reste toujours ce beau noir, ce noir des profondeurs de Neumann et c’est ainsi que les meilleurs artistes se renouvellent.

Je me permets de dire à Max Neumann que son travail a progressé.

Il me répond : “Je peux aller là ” dit-il mettant sa main à hauteur de l’épaule “et avec le travail jusque là” et sa main est passée au dessus de la tête.

“Maintenant je me sens libre ! ” me dit encore Max.

Bernard Vidal. Décembre 2013


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