Exposition “Carte blanche” au 80, rue de Turenne- 75003 Paris

Visuels de l’exposition de l’exposition avec Martin Assig, Katrin Bremermann, Pius Fox, Per Kirkeby, Thomas Müller et Piero Pizzi Cannella

 

 

 


Une nuit au musée de l’Ermitage

 

Entretien avec Piero Pizzi Cannella de Cesare Biasini Selvaggi sur le site Exhibart.

 

Salon de musique, 2016, technique mixte sur toile


Pizzi Cannella au musée de l’Ermitage

 


PIZZI CANNELLA

SALON DE MUSIQUE AND OTHER PAINTINGS

20 MAI – 15 OCTOBRE 2017

 

Nous sommes heureux de vous informer que Piero Pizzi Cannella, artiste majeur de la scène italienne contemporaine, dont la galerie a réalisé la première exposition en France en 1990, et dont elle a présenté régulièrement le travail depuis cette date, va exposer ces jours prochains au musée de l’Ermitage de Saint Pétersbourg.
 
Cette exposition qui comprend une trentaine de grands et magnifiques tableaux permet d’appréhender les principales thématiques abordées par l’artiste.

 


Notre cabinet de dessins contemporains

Du 24 mars au 1er avril 2017

 

 

 

 

 


Piero Pizzi Cannella

Fondation Volume ! Passages

Piero Pizzi Cannella au Musée d’art moderne de Saint-Etienne, France.

3 Pizzi

 

http://www.mam-st-etienne.fr


Critique l’agora des arts septembre 2014

Découvrez ou retrouvez, puisque c’est la huitième exposition que lui consacre la galerie, Pierro Pizzi Cannella (né en 1955), peintre italien qui travaille à Rome. Sur les murs blancs, une quinzaine de tableaux d’un format similaire, sur bois ou sur papier, dans des tonalités de noir, plus ou moins intense, et d’ivoire, plus ou moins foncé. On peut y déceler différents thèmes : le souvenir, la mémoire, l’ailleurs, avec ces salamandres que le peintre voyait dans les champs de son enfance et qui ponctuent quelques tableaux. On y devine aussi l’allusion à un être, corps plus qu’âme, peut-être aimé, sûrement absent : celui ou celle qui devrait être assis sur cette chaise solitaire, celle qui devrait, sous ce lustre volumineux, porter cette robe de soirée, ou manier cet éventail tombé des étoiles, celle qui ornerait son cou gracile d’une perle. Dans d’autres tableaux encore, l’artiste nous offre un voyage, l’aventure sur un fleuve où se reflètent des dômes non identifiés, ou dans le vol d’oiseaux survolant ce qui peut être une carte du monde. Texture, composition, lumière mystérieuse émanant des objets blancs sur fonds noirs et noirs sur fonds ivoire, ambiance subtile due à l’accrochage des tableaux qui encerclent le visiteur, et vous vous croirez dans une salle de bal, sur une terrasse étoilée, ou sur la rive d’un fleuve exotique…. Vaut le déplacement.

Elisabeth Hopkins


Critique Télérama septembre 2014

Installé dans une ancienne usine de pâtes alimentaires dans le quartier de San Lorenzo à Rome, l’artiste italien Piero Pizzi Cannella est connu pour son caractère hédoniste et son sacré coup de fourchette lors de déjeuners d’amis de plusieurs heures. Mais cet appétit légendaire sait aussi se fondre, presque zen, en une formidable retenue picturale, d’une grande poésie, comme on le verra dans cette suite de récentes peintures sur bois exposées par la galerie Vidal-Saint Phalle installée dans le Marais : petite robe d’été à peine ébauchée, lézard qui se faufile, villes imaginaires ou cosmologies tracées d’une encre liquide, compositions d’objets inscrits dans un noir bitumeux, tout évoque le merveilleux et le mystère légers. Un art si délicat et sensuel.

Laurent Boudier


Nero d’avorio

On a de l’expression longtemps avant de l’exécution et du dessin.

Diderot. Salon de 1767

 

En sortant de Termini, l’allégresse m’a saisit d’être de nouveau à Rome. À la façade du Palazzo Massimo, surplombant la foule affairée, pendait l’immense photo d’un hercule de bronze. Au dessus de la tête de ce colosse était écrit Ha sfidato anche il tempo, il a défié aussi le temps.

C’était l’une de ces journées où la nostalgie elle-même vous sourit. Au restaurant Pommidoro le patron m’a accueilli avec  l’amabilité distraite qu’on sert aux habitués. Pizzi était déjà arrivé. Il m’a régalé d’une accolade et à nous avons évoqué, comme nous le faisons ces derniers temps,  notre première rencontre il y a 25 ans. Après déjeuner nous sommes partis vers l’atelier, le petit, celui qui est tout près, et j’ai retrouvé, avec le sentiment de ne les avoir jamais quittés, l’odeur et le chantier de l’atelier, les hauts plafonds et la grande table dans un coin.

Pizzi avait préparé une série de tableaux sur panneau de bois, du même format 140 par 100, quinze tableaux d’un noir retenu,  ni brillant ni terne, d’un noir profond et sans repentir, d’un noir souverain sur un fond légèrement ocre ou parfois bleuté, le noir Pizzi Cannella.

Je me suis arrêté devant chaque tableau, j’ai pris mon temps. Je me suis laissé pénétrer de leur présence, envahir par leur charme. Ils étaient encore frais de peinture. J’étais surpris, une nouvelle fois, par l’intensité de leur représentation, par leur vérité et le sentiment de solitude que cette vérité renfermait, et en même temps je les reconnaissais, d’une certaine façon je les avais toujours vus. Tel est le propre des tableaux réussis que de donner l’impression d’avoir toujours existés. Je reconnaissais les formes que la matière sensuelle imprimait sur la toile, le vide qu’elle laissait –la même charge émotionnelle dans la réserve de l’image que dans l’image elle-même-  et je reconnaissais la fausse nonchalance de leurs traits.

J’ai dis à Pizzi Cannella  «magnifique, vraiment magnifique»  et j’ai ajouté, voulant exprimer dans mon italien de voyageur ce que je ressentais : «le noir c’est difficile» et Pizzi, de la table où il était, m’a répondu: «le blanc aussi!»

Il a ouvert une bouteille de vin pâle d’Orvieto, de ce vin pétillant qui convenait bien à la légèreté de cette belle journée, et nous avons trinqué à l’exposition.

Puis, prenant une feuille de papier, il s’est mis à crayonner la maquette du catalogue de l’exposition.

D’abord, il y avait la question du titre.

«Nero d’avorio…ou Noir d’ivoire?» m’a-t-il demandé.

«Nero d’avorio, c’est plus mystérieux.»

«Mais oui!» a-t-il répondu en français.

Il y avait aussi le texte pour le  catalogue. Il y avait le beau texte de Tabucchi sur Pizzi mais qui avait déjà été publié.

Mais «noir d’ivoire», ai-je demandé, pourquoi  noir «d’ivoire» ?

On a toujours utilisé trois sortes de noir, a expliqué Pizzi,  le noir qui vient de la terre, le noir qui vient du végétal, et le noir qui vient des os…et de l’ivoire, le plus beau des os. «Quand on y pense, faire du noir avec le blanc de l’ivoire…» mais maintenant toutes les couleurs sont industrielles.

David, le nouvel assistant, était arrivé.

«Les peintres aiment les belles couleurs, les couleurs rares, les couleurs bizarres… » a continué Pizzi «le bleu du  lapis-lazuli, qu’il fallait broyer pendant des heures et qu’on mélangeait à l’huile…en Inde, la pisse des vaches sacrées qui, en séchant au soleil, devient poudre dorée …et on les gavait de sucreries parce que l’urine des vaches diabétiques est d’un jaune plus éclatant…et le caput mortuum, ce brun qu’on extrayait des bandelettes des momies au 19ème siècle et que Balthus été l’un des derniers a utilisé.»

Les tableaux, accrochés aux murs, semblaient eux-aussi tendre l’oreille.

Je me faisais, moi, en écoutant Pizzi, la réflexion que ce noir d’ivoire, si semblable en apparence dans sa matière et le rendu des traits, prenait cependant avec chacun des tableaux, chaque image, des nuances différentes, des tonalités propres aux formes que la figuration empruntait.

le noir de la robe de bal qui danse au vent

le noir des yeux posés sur la dentelle de l’éventail,

le noir du vol d’oiseaux comme une pensée qui passe

le noir de la chaise luisant des pluies de la nuit

le noir du pendentif pénétré de l’éclat blanc de sa perle,

le noir des salamandres à clopin-clopant sur le marbre

le noir du lustre dans le vide du grand salon

le noir qui masque le silence des cathédrales

Ces noirs, à première vue identiques, apparaissaient distincts comme l’était la pensée qui chaque fois avait précédé l’image et son rendu.

Chez Pizzi Cannella, le noir n’est pas univoque et ne se contente pas  d’offrir le spectacle de son éclat et de sa beauté, d’organiser sa propre représentation.

Le noir ne s’arrête pas davantage là où on l’attend, à la porte de la mélancolie, aux souvenirs et à l’absence.

Le noir va plus loin, il va jusqu’au calme et à l’acceptation de ce calme.

Puis on a parlé de transport, d’encadrement et de verre sans reflet, de la nouvelle génération de  verres sans reflet, bien plus beaux que le plexi, des imprimeurs et du diner de vernissage.

«On a bien travaillé» a dit Pizzi, qui a demandé à son assistant de nous prendre en photo :

«De loin… qu’on n’ait pas l’air de vieux!»

«Parfaitement, Maestro» a répondu l’assistant.
Tandis que nous prenions la pose Pizzi m’a dit:

« La photo, publie-la  en noir et blanc.

Pour les portraits je préfère le noir et blanc.»

 

Bernard Vidal

Paris, mai 2014

Bernard et Pizzi


Pizzi Cannella

Œuvres récentes

13 septembre – 23 octobre 2014

Catalogue disponible

 

Piero Pizzi Cannella est né en 1955 à Rocca di Papa, Italie. Il vit et travaille à Rome.

Il a commencé à peindre très jeune ;  Il a suivi, à partir de 1975, les cours de peinture d’Alberto Ziveri à l’Academia di Belli Arti de Rome tout en s’inscrivant aux cours de philosophie de l’Université La Sapienza. Sa première exposition personnelle a eu lieu en 1978 à la galerie La Stanza de Rome. En 1982, il a installé son atelier dans l’ancienne usine de pâtes Cerere dans le quartier de San Lorenzo, d’où le nom d’ « Ecole de San Lorenzo » qui a réuni également Bruno Ceccobelli, Gianni Dessi, Giuseppe Gallo, Nunzio et Marco Tirelli.

Suivirent, dès cette date, une centaine d’expositions en galeries tant à Rome (et principalement à la galerie L’Attico) qu’à New York (à la galerie Annina Nosei), à Berlin, Bâle, Milan, Sienne et Florence, Vérone, Singapour.

La galerie Vidal-Saint Phalle l’expose depuis 1990 à Paris. Cette exposition personnelle est la huitième à la galerie.

Dans le même temps, musées et espaces publics ont consacré à Pizzi Cannella des expositions personnelles :

principalement, le Museo Civico di Gibellina (1991), la Spedale Santa Maria della Scala de Sienne (1997), le Museo Archelogico Regionale d’Aoste (2001), le Centro Internazionale d’Arte Contemporanea de Genazzano (2003), le Teatro India de Rome (2004), le Museo d’Arte Contemporanea de Rome (2006-2007), l’Hôtel des Arts de Toulon (2004), la Scuderie Reale Le Pagliere du Palais Pitti, Florence (2010), le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne (2011), la Galleria d’Arte Moderna d’Udine (2011), le Museo Internazionale delle Ceramiche (2013).

Enfin, les œuvres de Pizzi Cannella sont présentes dans de nombreuses collections publiques et notamment à la Galleria d’Arte Moderna de Bologne, à San Giorgio in Poggiale à Bologne, au Palazzo Reale de Milan, au Macro de Rome, à la Galleria d’arte Moderna de Turin, au Musée d’Art Contemporain de Pékin, au Museo Mumok de Vienne, au Musée d’Art Moderne de Saint Etienne, à l’Hôtel des Arts de Toulon.

Le critique italien Achille Bonito Oliva défend depuis de très nombreuses années le travail de Pizzi Cannella.

Voilà notamment ce qu’il écrit   (2004) :

« Dans un nomadisme qui fait partie de sa nature, et libéré de tout dogme créatif, Pizzi Cannella aborde la peinture avec un sens de la nécessité et un plaisir de sa pratique…La peinture pour Pizzi Cannella est le fruit d’un processus de permanente contamination d’une image à l’autre ; celle-ci est maculée, esquissée ou parachevée, submergée par un réseau de signes rapides, par des attaques et des intrusions. Vitesse et décélération sont les tempos de l’exécution et de la perception. Vitesse, car la main du peintre se meut librement autour des obligations de la ressemblance. Décélération quand il s’agit de revenir avec la main  sur les contours de l’image, de modifier sa construction ou d’en prolonger les limites. »

L’exposition « Nero d’Avorio » (« Noir d’Ivoire »)  réunit essentiellement 14 tableaux, du même format 140 par 100, sur panneau de bois et de ce même noir retenu « d’Ivoire » ni brillant ni terne, le noir de Pizzi Cannella.

Les images qu’a réalisées l’artiste pour l’exposition puisent dans le vaste registre de son iconographie et évoquent Rome et ses fêtes nocturnes, les robes des Belles, les lustres au plafond des palais, les éventails, les salamandres qui courent sur la pierre, les chaises luisant après la pluie, les cathédrales d’Orient et leurs dômes imaginaires.

 

Piero Pizzi Cannella, "Ballo D'oriente", 2014, techniques mixtes sur panneau, 142 x 102cm

Piero Pizzi Cannella, “Ballo D’oriente”, 2014, techniques mixtes sur panneau, 142 x 102cm


Art Paris Art Fair – Grand Palais

Retrouvez la Galerie Vidal – Saint Phalle à la foire Art Paris Art Fair au stand B10 dans la nef du Grand Palais.

Sept artistes de la galerie seront présentés lors de l’évènement: Martin Assig, Tony Bevan, Piero Pizzi Cannella, Lorenz Estermann, Pius Fox, Per Kirkeby et Lance Letscher. Cette sélection comprend à la fois des artistes confirmés mais aussi des artistes émergents comme Pius Fox dont la galerie a fait découvrir le travail pour la deuxième fois du 7 décembre 2013 au 23 janvier 2014.


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