Pius Fox

Pius Fox au Kunstverein Recklinghausen, Allemagne.

 

4 Pius

http://www.kunstverein-recklinghausen.de/ausstellungen/archiv/2015/pius-fox/


An excellent summer

 

Dear friends,

I created the Vidal-Saint Phalle gallery twenty five years ago with the idea to show in Paris works of artists that I discovered abroad and that had rarely or hardly seen in France. Some of them were emerging artists, others well known, some even famous. I showed their work and had the luck to follow it over time. In the meantime, and as best as I could, I tried to exhibit new discoveries and show young talents.

The gallery taught me to admire the determination, the tenacity of artists and their commitment. It also made me discover the fervour, the passion of visitors and collectors who accepted to share our enthusiasms and who kindly honored us of their trust as well as their friendship.

My gratitude to the ones and the others is immense.

Today the Vidal-Saint Phalle gallery is obliged to leave the rue du Trésor, the owner wanting his walls back. We have decided, Nathalie Bertoux, director of the galerie, and myself to pursue our activity. From now we will present the work of the artists of the gallery in uncommon or prestigious locations of the Marais around events that we will organize.

We are very happy about this new project and will allow ourselves to talk to you about it as well as inform you of our exhibition program in the fall.

In the meantime we wish you an excellent summer.

 

Nathalie Bertoux                                                                  Bernard Vidal


Carte blanche à Jean-Pascal Léger

Exposition du 5 au 28 septembre 2013

Rencontre à la galerie Vidal-Saint Phalle avec Anna Mark et Thomas Müller

le Jeudi 19 septembre à 19 h 30

S’agit-il – comme vous le disait Patrice Cotensin – de présenter votre « Musée imaginaire » ?

Certains artistes dont je présente ici une œuvre font partie en effet de mon « Musée imaginaire »; j’ai eu la chance de pouvoir exposer leurs peintures et dessins non pas une fois mais plusieurs dizaines de fois… Mais une « carte blanche » n’est pas un « Musée imaginaire », sinon je montrerais aussi Matisse et Mondrian ou je remonterais plus avant dans l’histoire et avant l’histoire…

Une « carte blanche » signifie quelque chose de plus vivant, un engagement personnel. La pensée de plusieurs peintres (et de poètes comme André du Bouchet et Paul Celan) m’accompagne à tel point que je puis dire y penser tous les jours ; la disparition de Pierre Tal Coat, d’André Marfaing ou d’Albert Ràfols-Casamada n’a éloigné de moi ni leurs peintures, ni leurs paroles, ressourcées à de nouvelles rencontres. Il me semble logique de les associer à des affinités nouvelles et, mieux encore, de leur demander, pour ainsi dire, de poser les questions Gravures ou lavis, les lignes de Louis Cordesse n’ont jamais cessé d’en poser. Mais, ces dernières années, les lignes de Thomas Müller sont venues aussi interroger la peinture, voire interroger son retrait : Thomas Müller serait presque le porte-parole des questions que le dessin pose désormais à la peinture…

Ayant fondé et dirigé la galerie Clivages, de 1981 à 1998, j’accorde une place particulière à des démarches dont la connaissance intime, approfondie, m’a donné un accès plus simple et, pour ainsi dire, plus à vif, aux œuvres des musées et à la « fabrique » spécifique de la peinture. Un directeur de galerie doit attiser le feu de la création qu’il choisit et qui l’habite, il cherche à l’étendre, il en propage les surprises. Il en reçoit des réponses éclatantes.

En tant qu’éditeur, je souhaite qu’un livre formule, matériellement dans sa mise en pages, le rêve de lecture d’un poète. En tant (aujourd’hui) que commissaire d’expositions, qu’un accrochage aide à voir, plus vite peut-être, dans une sorte de nudité, la singularité du langage d’un artiste.

J’aimais, autrefois, « faire le commissaire » dans l’espace de ma propre galerie, c’est-à-dire accueillir des artistes « invités » à côté des artistes de ma galerie, faire apparaître ainsi des préoccupations communes et irréductiblement singulières, et profiter de tels jeux d’éclairages pour éclairer des noms nouveaux, des œuvres en devenir. En réunissant à présent plus de vingt-cinq artistes dans l’espace de deux galeries du Marais, les galeries Christophe Gaillard et Vidal-Saint Phalle, en invitant des artistes représentés par sept autres galeries, je salue aussi le travail des galeries elles-mêmes. Bernard Vidal et Nathalie Bertoux m’accueillent depuis quinze ans pour une étroite collaboration : la galerie Vidal-Saint Phalle est le lieu « naturel » de la liberté qu’exprime une « carte blanche ». La galerie Christophe Gaillard porte – depuis la peinture – un regard vers la peinture mais aussi vers d’autres supports (La parabole des aveugles de Thibault Hazelzet en est un bon exemple) ; je suis très attentif à sa programmation.

Comment est né ce projet d’exposition ?

Les galeries s’unissent trop rarement pour un projet, sauf pour valoriser par un Hommage l’œuvre d’un grand artiste récemment disparu. Je me souviens d’un projet commun que nous avions élaboré, avec Jean Fournier et Marie-Hélène Montenay, d’associer nos trois galeries pour une sorte de Salon (dans l’espace des trois galeries) qui aurait mis l’accent sur les artistes les moins connus… à côté de Sam Francis, James Bishop, Milton Resnik ou Pierre Tal Coat. Il est important pour moi aujourd’hui qu’à côté d’Alberto Giacometti, Nicolas de Staël ou Pierre Tal Coat, à côté de James Bishop, Rebecca Horn, David Nash, Per Kirkeby… ou Lucien Hervé s’entrouvrent aussi des fenêtres vers des travaux peu montrés, peu reconnus.

C’est en fait au milieu des peintures de Juan Uslé, en décembre dernier, à la galerie Lelong, que m’est venue l’idée d’une exposition qui réunirait trois artistes d’une même génération mais d’origines différentes : Juan Uslé, Thomas Müller et Paul Wallach.

A peu près dans le même temps, des « retrouvailles » avec la famille d’André Marfaing me conduisaient à penser à une autre constellation autour de la peinture de Marfaing, une constellation qui réunit dans des positions distinctes les noms de Pierre Dmitrienko, Anna Mark, Daniel Pommereulle, Antoni Ros Blasco…

Donc, plutôt qu’à l’idée d’un musée imaginaire, j’insisterais sur une volonté momentanée, circonstancielle, à coup sûr provisoire, et sur le rapport privilégié avec deux vraies galeries parisiennes. Peut-être plus profondément aussi, sur mon attachement à une peinture, à une sculpture et à une photographie qui engagent un espace. Car, bizarrement, le travail sur l’espace ne semble pas toujours au cœur de la recherche des artistes… Une carte blanche invite à proposer des liens auxquels les créateurs eux-mêmes ne pensent pas toujours : c’est d’abord par l’espace que naîtra l’orchestration des œuvres juxtaposées le temps d’une exposition.

Et parfois le même vide semblera définir l’envers et l’endroit d’une ligne comme l’intérieur et l’extérieur d’une sculpture, le même vide encore entre des œuvres puissantes. Une distance, une sorte d’humour de l’espace. Ce jeu fragile m’importe.

En collaboration avec les galeries Jean Fournier, Jaeger-Bucher, Lelong, Alain Margaron, Bruno Mory, Claudine Papillon, Vieille du Temple.

En partenariat avec la galerie Christophe Gaillard

12, rue de Thorigny 75003 Paris

01 42 78 49 16

 


Piero Pizzi Cannella

24 avril 2009

2 avril – 12 mai 2009

Œuvres sur papier 1981 – 2009

Almanacco 2

Dans l’œuvre de Pizzi Cannella, le travail sur papier a toujours tenu une place essentielle et a accompagné celui sur toile :

Le même inventaire iconographique s’y poursuit et les œuvres sur papier sont souvent moins des dessins que des peintures où la matière importe autant que le trait.

L’artiste utilise pour ce faire un beau papier épais sur lequel l’image, simplement esquissée, existe en tension avec le fond.

La cattedrale, 2007, huile sur carton, 97 x 64 cm

La cattedrale, 2007, huile sur carton, 97 x 64 cm

Chez Pizzi Cannella l’intensité des fonds, la force de leur abstraction sont indispensables à l’image qui les traverse.

En quelque sorte les fonds tiennent l’image.

Comment créer cette tension sur le papier ? Par la réserve de la feuille blanche, par de simples jus clairs faits avec un peu de thé ou café (quand Pizzi Cannella travaille à Ischia, l’été, dans son « atelier de la mer et des vents »), par quelques traces de crayon gras estompées de la main, quelques mots énigmatiquement posés sur la feuille « sospeso per amore », «la salle de verre», « bella cuore mio ».

Ces mots ne sont pas que des titres, qui d’ailleurs nomment parfois des images différentes ; ils sont aussi l’écho des pensées de l’artiste, le climat et les secrets de son journal intime ; « ferito a morte o addormentato » dit un dessin, et un autre « una giornata al mare ma por sempre una giornata al mare. »

Pizzi Cannella a très tôt défini son répertoire d’images:

la ville de Rome, la vie nocturne et ses fêtes (lustres, pianos sombres, masques et perles, belles robes qui paraissent flotter dans l’air, éventails), la méditerranée ( dunes piquetées de « fiori secchi », coquillages de couleur corail qu’on ramasse sur la grève) et toutes choses plus ordinaires ou plus graves de la vie (lits solitaires, chaises vides au milieu d’un grand parc).

Il y a dans le travail de Pizzi Cannella une volonté sérielle, le désir de revenir au fil des années sur les mêmes images en les enrichissant.

En même temps, il y a le souci constant de tenir la figuration à une certaine distance. Pizzi Cannella y parvient par la grande économie de moyens qui caractérise son travail.

Almanacco 1, exposition organisée l’année dernière, regroupait des œuvres récentes sur papier de même format, et constituait une sorte de répertoire des thèmes iconographiques de Pizzi Cannella. Almanacco 2 rassemble des œuvres sur papier de 1981 à 2009, et vise à retracer les évolutions stylistiques de l’artiste.

Piero Pizzi Cannella est né en 1955 dans la campagne romaine.

Il vit et travaille à Rome

Principales expositions institutionnelles :

1991 Museo Civico di Gibellina

1997 Spedale di Santa Maria della Scala

1999 Espace André Malraux, Colmar

2001 Museo Archeologico Regionale, Aoste

2003 Centre Internazionale d’arte contemporaneo, Genazzano

2004 Hotel des Arts, Toulon

2006 Museo d’arte contemporaneo (MACRO) de Rome

2009 Fondation Caribo, Bologna

 

Grand Hotel, 2005, TM sur papier, 57 x 38 cm

Grand Hotel, 2005, TM sur papier, 57 x 38 cm


Thomas Müller 31 janvier- 10 mars 2009

« Gezeiten » – En retrait de la peinture

« Thomas Müller fait partie de ces artistes en fin de compte peu nombreux qui s’adonnent exclusivement au dessin. » Il pratiqua aussi la peinture, jusqu’au milieu des années 1990, ce qui fait qu’en France on qualifiera ses œuvres sur papier de « dessins de peintre », mais ce sont plutôt, selon l’expression d’Andreas Schalhorn, des dessins « où la peinture continue de vivre ».

Cela signifie qu’en un temps de remise en cause de la peinture, l’artiste s’est retiré des pouvoirs gestuels, lyriques ou expressionnistes d’une peinture germanique : il a opté pour un minimalisme formel réalisé avec une économie de moyens sur le seul support du papier ; il a d’ailleurs choisi un papier de format systématiquement identique, en grand ou en petit format, un papier simplement blanc qu’aucun charme particulier ne caractérise.

En quoi réside l’unité ou la singularité des dessins de Thomas Müller ? Ce n’est pas vraiment dans leur qualité d’abstraction plutôt que de figuration, si ce n’est par opposition aux langages néo-fauves de la génération précédente. Ce n’est pas non plus dans l’occupation de l’espace de la feuille : cette feuille peut être intégralement couverte par les méandres du trait mais il arrive aussi que le trait se concentre, se « retire », sur un espace extrêmement réduit ; et la tache peut remplacer le trait, le lavis d’encre remplacer la mine de plomb… A la diffusion dans le blanc, à la suggestion d’un nuage ou d’une poussière efflorescente, succèdent des motifs plus organiques parfois dessinés directement, donc plus grossièrement, avec la couleur sortie du tube.

Le titre « Gezeiten » donné par Thomas Müller à sa double exposition à Zürich et Paris nous dit aussi le double mouvement qui l’anime.

« Gezeiten », qui signifie flux et reflux, marées, fait entendre, en allemand, « Zeit », le temps. « Une des connotations de Gezeiten est ce qui est propre à la nature, le retour immuable et cyclique du même. Cela se rapporte aussi à ma façon de travailler : une activité constante, quotidienne, dans laquelle des séries de motifs réapparaissent en alternance cyclique sous d’autres formes. » (Thomas Müller à Andreas Schalhorn)

L’artiste conçoit lui-même ses accrochages. Il nous propose un espace réglé, aéré, libre. Ses dessins jouent de la répétition et de la surprise, de l’austérité et de la souplesse. Comme dans la marée, la prochaine vague est à la fois sûre et imprévisible. Le « naturel » des dessins de Thomas Müller veut que la peinture – qui s’y tient en retrait – nous revienne avec un étonnant pouvoir d’évocation.

Thomas Müller est né a Francfort en 1959. Il vit et travaille à Stuttgart. Il participe aux foires internationales les plus importantes (Art Basel, Art Cologne, FIAC, Arco notamment)

Principales expositions personnelles

2009

Gezeiten, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, France

Gezeiten, Galerie Schlégl- Nicole Schlégl, Zurich, Suisse

2007

Galerie Michael Sturm, Stuttgart

2006

Twist, œuvres sur papier, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, France

Zeichnungen, Galerie da entlang, Dortmund

2004

Zeichnungen, Museum Chasa Jaura Valchava (Schweiz)

Nexus, fruehsorge, Galerie für Zeichnung, Berlin

2003

Zeichnung heute, Kunstmuseum Bonn, Allemagne

Artist in residence, the Chinati Foundation, Marfa, Texas

2001

Galerie Rolf Ohse, Bremen, Allemagne

Galleria Torbandena, Trieste, Italie

Neiderrheinisher Kunstverein, Wesel, Allemagne

2000

Galerie der Stadt Mainz Brückentrum, Allemagne

1999

Kunstraum MI Posselt, Bonn, Allemagne

Galerie Schlégl, Zürich, Suisse

Catalogue disponible

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Erwin Bohatsch Oeuvres Récentes

15 mars – 30 avril 2008

La galerie Vidal-Saint Phalle organise la première exposition à Paris d’Erwin Bohatsch.

Erwin Bohatsch est né en 1951 à Mürzzuschlag (Autriche), il vit et travaille à Vienne.

Il fait partie de cette génération de peintres qui (avec Herbert Brandl, Otto Zitko, Hubert Scheibl, Gunter Damisch, Walter Vopava) ont renouvelé la scène autrichienne au milieu des années 80. Les musées chinois leur ont consacré en 2006 une importante rétrospective («Neue abstrakte Malerei aus Österreich»).

erwin bohatsch

Erwin Bohatsch est très attentif à la construction de ses tableaux, qui ne sont ni figuratifs ni abstraits. Il y introduit un degré d’incertitude, une distance, qui surprend le spectateur à qui il donne l’impression de passer d’un espace à l’autre, chaque tableau étant le dénouement d’un mystère.

Comme l’a écrit Denys Zacharopoulos :

« Chez Bohatsch, 50 ans après Raymond Hains, nous sommes face à une peinture au premier degré, qui ne fait référence à aucune autre réalité extérieure qu’à elle-même. Un travail dont la réalité complexe est voisine d’un retour à l’analogique.»

Erwin Bohatsch expose son travail en Autriche (galerie Elisabeth &Klaus Thoman, Charim galerie), en Suisse (galerie Lelong, galerie Elisabeth Kaufmann) en Allemagne (galerie Volker Diehl).

Une importante exposition lui a été consacrée en 2006 par le Museum Küppersmühle für Moderne Kunst de Duisburg.

 


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