Tony Bevan

January 21, 2006

TONY BEVAN

« Table Top » et œuvres récentes

19 Janvier- 4 mars 2006

L’Institut d’art moderne de Valence (IVAM), Espagne, vient de consacrer à Tony Bevan une importante rétrospective (28 septembre-8 janvier 2006).

Après cette exposition muséale, la galerie Vidal-Saint Phalle est heureuse de présenter une sélection d’œuvres récentes de l’artiste autour des « Table Top et œuvres récentes ».

Tony Bevan aborde depuis de nombreuses années deux thèmes distincts :

  • Celui des architectures dont l’inspiration a évolué au fil des années : « intérieurs », « corridors », « charpentes » (rafters), puis « mobilier d’atelier » (studio furniture), et récemment « dessus de table » (table top).
  • Celui des têtes, traitées en gros plan.

Ces deux thèmes tendent cependant à s’entrecroiser, comme le souligne Kosme de Barañano, conservateur de l’exposition de l’IVAM, dans la préface du catalogue :

« Ces architectures ne sont pas des vues topographiques, mais des espaces mentaux, comme les têtes, et sa propre tête donnée en modèle, ce sont des espaces intérieurs dans ces têtes. Tony Bevan abandonne presque entièrement toutes références au visage pour ne laisser qu’un enchevêtrement de lignes, un labyrinthe intérieur, un espace architectural… ces têtes ne sont pas des caricatures mais des icônes essentielles. »

Tony Bevan utilise principalement le charbon de bois et l’acrylique. Le charbon de bois est choisi en fonction des qualités (couleur, dureté, texture) du bois d’origine : peuplier, saule, cep de vigne, etc …

Tony Bevan travaille à plat, la toile (ou le papier) posée sur le sol de son atelier, et le charbon de bois qu’il utilise pour dessiner tend, par la force du trait, à se fragmenter en une pluie aléatoire et à constituer un fond naturel, un élément vital du travail, cet aspect est bien décrit (dans la préface du même catalogue) par Jonathan Sinclair-Wilson.

« Tony Bevan réalise l’essentiel de son travail sur le sol, en l’approchant- on est tenté de dire l’attaquant- de différents angles. Peut-être comme Antée, gagne-t-il en force de ce contact élémentaire avec le sol, et lui-même parle de la pression descendante qu’il exerce, et de la résistance qu’oppose également le sol sur lequel il est agenouillé… cette méthode de travail, qui réduit son champ de vision comme ne le ferait pas le travail sur chevalet ou au mur, permet à l’image d’accaparer toute son attention »

 

Tony Bevan est né en 1951 à Bradford, Angleterre.

Il vit et travaille à Londres.

Il a exposé ces dernières années en Angleterre (Whitechapel Art Gallery, Theo Waddington Fine Art, Matt’s gallery, Michael Hue-Williams Fine Art, James Hyman Fine Art), aux Etats-unis (L.A Louver gallery, Californie ; Robert Miller gallery, New York) en Allemagne (galerie Wittenbrink, Munich), en Israël (The Israël Museum, Jérusalem), en Espagne (Michel Soskine, Madrid).

À Paris, la galerie Vidal-Saint Phalle a réalisé une première exposition personnelle en 2003.

Le musée Maillol a réalisé en 1999 une exposition collective remarquée : « L’école de Londres, de Bacon à Bevan »

La Galerie Vidal-Saint Phalle a 20 ans

May 19, 2010

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Olav Christopher Jenssen

December 15, 2009

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Olav Christopher Jenssen

Journal N° 2

12 décembre- 30 janvier 2010

Vernissage le 12 décembre en présence de l’artiste

Livre disponible

Parmi les créateurs, les inventeurs de formes se révèlent peu nombreux. Or c’est la première évidence d’une exposition d’Olav Christopher Jenssen : sa peinture nous communique un vif sentiment de la nature mais les formes que nous proposent ses dessins et ses toiles sont d’un langage neuf, d’une abstraction nouvelle. C’est pourquoi, sans doute, Olav Christopher Jenssen, peintre norvégien (né en 1954) qui travaille à Berlin et en Suède, apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux artistes de la peinture nordique contemporaine et même, aux yeux de beaucoup d’artistes allemands, comme un chef de file profondément novateur.

Olav Christopher Jenssen a pu concentrer son activité sur la couleur, le vide, l’espace, la lumière cristalline (le blanc joue un rôle essentiel dans son œuvre et il est tentant d’associer ce blanc à la neige ou au froid) et l’indépendance d’un langage pictural vraiment personnel. Voilà un artiste qu’on a rapproché parfois des ruptures de Cy Twombly et qui semble n’avoir pas douté, encore moins désespéré de la peinture ! Certes, à l’intérieur de ce monde de peinture, Olav Christopher Jenssen a pu dérouter fortement : il n’a pas hésité à changer radicalement sa manière « turbulente » en optant pour des constructions sobres et contemplatives, passant d’une matière appliquée au couteau à de fines et douces étendues de couleurs… Une chose est sûre : que l’œuvre, jamais préconçue, soit minimale ou orchestrée, le plaisir de peindre est sa signature. C’est un bonheur avoué, revendiqué par l’artiste, aussi manifeste que l’omniprésence sous-jacente de la nature et que la liberté donnée à l’air, à la crudité expressive du blanc et de la couleur.

Le peintre aime travailler par séries, envisager ses expositions comme des ensembles composés dans leurs moindres détails et il conçoit généralement lui-même ses catalogues au point qu’une grande unité structurelle s’en dégage. Et il aime donner des titres à ses expositions, ainsi celle-ci s’intitule « Journal Vol .02 ».

En effet, depuis 1986, Olav Christopher Jenssen tient un journal sous forme d’œuvres sur papier. Les œuvres exposées à la galerie constituent le deuxième volume de ce journal, elles sont réalisées à l’occasion des différents séjours à l’étranger de l’artiste. Elles utilisent les mêmes techniques (pastels, aquarelle, fusain) et empruntent des formats familiers à l’artiste (25 x 18 cm, 56 x 76 cm).

L’œuvre d’Olav-Christopher Jenssen a été largement exposée en Norvège, Suède, Danemark et Finlande et dans de nombreux musées en Allemagne. Elle a été aussi montrée au British Museum et au Centro Cultural de Arte Contemporaneo, Mexico. Une importante exposition itinérante, Panorama, est présentée en 2009-2010 : Kunsthallen Brandt, Odense (Danemark), Sörlandets Kunstmuseum, Kristiansand (Norvège), KIASMA, Helsinki (Finlande).

En France, l’œuvre d’Olav Christopher Jenssen figure dans les collections publiques du Centre Pompidou, du FNAC, de la B.N.F. et du Musée des Beaux-Arts de Nantes.

 

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© Dominique d’Arnoult

 

Henri Demarquette

A joué à la Galerie Vidal-Saint Phalle le vendredi 11 décembre pour l’ouverture de l’exposition Olav Christopher Jenssen.

Voyage musical en violoncelle seul

Par Henri Demarquette

11 décembre 2009

Eric Tanguy ( 1968-) : 1ère esquisse (extraite des 3 esquisses)

Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Prélude de la 1ère suite en sol majeur BWV 1007

Benjamin Britten (1913-1976) : Bordone (extrait de la 1ère suite op 72)

Domenico Gabrielli (1651-1690) : Riciercar n°3

Bernd-Alois Zimmermann (1918-1970) : 4 courtes études

Jean-Sebastian Bach : Sarabande de la 5ème suite en ut mineur BWV 1011

Domenico Gabrielli : Riciercar n°5

Nicolo Paganini (1782-1840) : Caprice n°13 transcrit du violon

Bis

Olivier Greif (1950-2000) : Solo from Nô

Il arrive parfois qu’en croyant faire une esquisse on fasse un chef-d’œuvre, c’est le cas d’Eric Tanguy : quelle envolée, quel tempérament et quelle assurance à 25 ans ! Cette pièce est une magnifique ouverture à ce concert, comme un portique.

Et si J.S.Bach écrivait des esquisses lui aussi ? Il s’agit, avec ce célèbre prélude, des premières notes écrites pour le violoncelle seul de ce qui va devenir la bible du violoncelliste : les fameuses « Suites de Bach »; quand on sait le développement de l’écriture sur les 6 suites, ce prélude, pourtant très simple, incarne la beauté de la perfection. Mais lorsque Bach meurt en 1750, autre temps, autres mœurs ! On écrit plus pour le violoncelle seul, c’est le règne de la mélodie accompagnée des époques classique et romantique. Il faudra attendre le 20ème siècle dont un grand représentant est B.Britten qui, à la demande de Rostropovitch, écrit 3 Suites dans les mêmes tonalités que J.S.Bach ; légitime hommage.

Le « Bordone » ou Bourdon en français est un procédé utilisé depuis toujours et dans toutes les musiques consistant en un instrument qui tient sans discontinuer une note pendant que les autres musiciens improvisent leur chant. Ici, outre l’étrangeté de l’œuvre, le tour de force d’écriture est de réunir le tout en un seul instrument. Nous voilà hypnotisés par un ré résonnant dans la tête comme une obsession à laquelle on voudrait échapper et l’on y échappe … Grâce à la volubilité, la liberté, la fantaisie baroque italienne de Domenico Gabrielli ! Et quelle modernité ! Sommes-nous réellement choqués lorsque nous faisons un saut de trois siècles et jouons la musique de Zimmermann ? Le baroque est-il si éloigné de l’expressionnisme sériel dont se réclame Zimmermann ? Faisant suite à Anton Webern, il compose des études (des esquisses ?) sur la concentration du temps, la poésie microscopique, tragédie minimale, la raréfaction du son jusqu’aux limites du silence. Chez Bach, la sarabande de la 5ème suite, joue sur la même idée ; douleur du dénuement extrême au point d’utiliser des intervalles dissonants, déchirants, chers à la musique sérielle, et jusqu’à commencer avec les mêmes notes, là ou Zimmermannn avait finit…Mystérieuse communion au-delà du temps…

Contraste !

Do mineur tragique Do majeur triomphant !

Après Gabrielli le volubile, Gabrielli le fou, le délirant, l’inimaginable, obligeant l’archet à sauter toutes les cordes créant ainsi des intervalles inédits ; virtuosité échevelée, improvisatoire, freejazzesque ! Après cela, tout est possible ! Le violoncelliste-fauve est lâché jusqu’à voler l’identité de Paganini, le violoniste funambule pour ce 13ème! Caprice surnommé « l’éclat de rire »… diabolique ?

Bis

Adieu Olivier, mon cher, dix ans déjà et qui me parle de musique depuis? Comment fais-tu pour composer un “au revoir” alors que tu es encore parmi nous? Comment fais-tu pour avoir conscience de ta fin comme Chausson qui pourtant meurt d’un accident de vélo? comment fais-tu pour me toucher au plus profond alors que ta musique est si simple??? Tu me manques!

Henri

Musical voyage for solo cello

By Henri Demarquette

11th of December 2009

Eric Tanguy ( 1968-) : esquisse No 1 (extract of Esquisses (3))

Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Prelude to Suite No 1 In G major BWV 1007

Benjamin Britten (1913-1976) : Bordone (extract of Suite No 1 op 72)

Domenico Gabrielli (1651-1690) : Riciercar n°3

Bernd-Alois Zimmermann(1918-1970) : 4 short studies

Jean-Sebastian Bach : Saraband of Suite No 5 in C minor BWV 1011

Domenico Gabrielli : Riciercar n°5

Nicolo Paganini (1782-1840) : Caprice n°13 transcripted from violin

Bis

Olivier Greif(1950-2000) : Solo from Nô

Sometimes while making a draft (Esquisse) a masterpiece is born, this is the case of Eric Tanguy : such liberty, such temper and such character at the age of 25 ! This piece is a beautiful opening to this concert, like a portal.

What if J.S Bach also wrote drafts (esquisses) ? These are, with this famous prelude, the first notes written for a solo cello to what is going to become the bible of all cello players : the famous “Bach Suites”. When we know how much research the writing of the 6 suites took, this prelude, though very simple, embodies beauty and perfection ! But at Bach’s death in 1750, new times bring new ways ! Music isn’t only written for a solo cello, it’s the rule of an accompanied melody of the classical and romantic era. We will have to wait for the 20th century of which Benjamin Britten is a great representative he was asked by Rostropovich to write three Suites in the same tones as J.S Bach; a sublime tribute.

The “Bordone” or bumble bee in English is a process that has been used forever where an instrument holds a note while the other musicians improvise their tune. Here, beyond the strangeness of the piece, the “tour de force” of this writing is to condense them all in one instrument. We are hypnotized by a D echoing in your head, it’s an obsession we would like to flee and we do … Thanks to the volubility, the liberty, the baroque fantasy of Domenico Gabrielli ! Such modernism ! Are we so shocked when we jump 3 centuries and play the music of Zimmermann ? Is Baroque so far apart from serial expressionism that Zimmermann claims to be from? Following Anton Webern, he composes Studies (maybe even drafts/ esquisses ?) on the concentration of time, microscopic poetry, minimal tragedy and the rarefaction of sound to the limits of silence. With Bach and his Saraband of the Suite No 5 we have the same idea ; pain of extreme penury to the point of using discordant intervals, tearing, dear to serial music, and he starts with the same notes as Zimmerman’s finale … mysterious communion beyond time…

Contrast !

C minor, tragic C major triumphant !

After Gabrielli the voluble, Gabrielli the mad, the delirious, the unimaginable, making the bow jump all the strings creating unprecedented intervals ; wild virtuosity, improvisation, freejazzy ! After this anything is possible ! The feline cello player is let go and even steals the identity of Paganini the funambulist cello player for this 13th ! Caprice known as “the outburst of laughter” … diabolical ?

Bis

Farewell Olivier, my dear, ten years already and who speaks to me of music? How did you manage to compose a “farewell” whilst you are still amongst us ? How did you manage to be conscientious of your end like Chausson (musician and poet) who died on a bicycle ? How do you manage to touch me so deeply when your music is so simple ?? I miss you !

Henri

Martin Assig: Mystères: September 12th –october 20th 2009

September 17, 2009

Martin Assig

Mystères

September 12th –october 20th 2009

Martin Assig was born in 1959 in Schwelm, Germany.

He lives and works in Berlin and Brädikow.

Martin Assig has always worked with pigments and wax.

The wax, melted with the pigments or applied in thin layers, enhances the colours and gives the piece, either on canvas or wood, a particular light. On paper the wax favours a transparency effect suggesting an impression of immanence.

Martin Assig’s world is figurative: women’s dresses with delicate clothing, the bodies finely sketched behind the finery, headless bodies that seem filled with life, wrapped in a particular energy of which the bodies seem to be the captor. These are the main themes of this exhibition.

There is in Martin Assig’s work a great strength stressed even more by the harmony of the colours and sometimes a faint nostalgia suggested by an oriental atmosphere.

Martin Assig wants to evoke inner life and the development of his personal thoughts.

Hence words often entering his paintings or works on paper: serious words, invented words, words of an ancient or foreign language, sayings, quotes (Cendrars, Godard) some can have a visual impact more than a double meaning others can relate to an inner world where a desire to come back to the essential can portray life’s mysticism.

Lilith (here after) evokes the first woman, the one before Eve according to the Genesis. She is painted here without a head and dressed in a long white and pale blue dress “in the manner of Velasquez” on which a motif of the Virgin Mary is depicted. She wears a short jacket with long sleeves ornate of skulls; also represented on the front of this jacket is a monastery’s coat of arms and at the tip of the sleeves hangs a sort of stole.

Public exhibitions (selection)

1993 Anhaltische Gemäldegalerie, Dessau

1994 Akademie der Künste, Berlin

1996 Saarlandmuseum, Saarbrücken; Kunstmuseum Kloster Unser Lieben Frauen, Magdeburg; Kunsthalle zu Kiel

1997 Museum van Hedendaagse Kunst, Gent

2000 Hamburger Kunsthalle

2001 »Envoltura«, Museo National Centro de Arte Reina Sofia, Madrid

2002 “Erzählungen am Boden”, Neues Museum Weserburg, Bremen

2009 “La Presa/Die Beute”, Centro de Arte Caja de Burgos CAB

 

Mystères

12 septembre – 20 octobre 2009

Martin Assig est né en 1959 à Schwelm, Allemagne.

Il vit et travaille à Berlin.

Martin Assig travaille depuis toujours avec de la cire et des pigments.

La cire, liée aux pigments ou posée en fines couches, donne une lumière particulière à l’image sur la toile ou le panneau de bois. Sur le papier, elle favorise les effets de transparence, l’impression d’immanence.

L’univers de Martin Assig est figuratif :

Les robes de femmes, les tissus délicats de ces robes, les corps que l’on devine à peine derrière leur parure, corps sans visage mais qui semblent animés, entourés, d’une énergie particulière, sont les thèmes principaux de cette exposition .

Il y a un sentiment d’énergie vitale en même temps que de nostalgie et parfois, dans l’harmonie des couleurs , une ambiance proche de l’Est de l’Europe.

Martin Assig tient également à évoquer la vie intérieure, les choses graves de la vie.

Ainsi des mots traversent-ils régulièrement ses tableaux ou ses œuvres sur papier :

mots sérieux, mots imaginaires, mots d’une langue étrangère ou ancienne, mots qui peuvent avoir plus de force visuelle que de sens caché ; mais tous parlent de la vie intérieure, du rêve d’un retour à l’essentiel.

Expositions publiques (sélection) :

1993 Anhaltische Gemäldegalerie, Dessau

1994 Akademie der Künste, Berlin

1996 Saarlandmuseum, Saarbrücken; Kunstmuseum Kloster Unser Lieben Frauen, Magdeburg; Kunsthalle zu Kiel

1997 Museum van Hedendaagse Kunst, Gent

2000 Hamburger Kunsthalle

2001 “Envoltura”, Museo National Centro de Arte Reina Sofia, Madrid

2002 “Erzählungen am Boden”, Neues Museum Weserburg, Bremen

2009 “La Presa/Die Beute”, Centro de Arte Caja de Burgos CAB

Expositions en galeries (sélection) :

Galerie Volker Diehl, Berlin (depuis 1990)

Galerie Jablonka, Berlin (2006-2008)

Galerie Tanit, Munich (2003-2007)

Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris (depuis 1998)

Galerie Senda, Barcelone (depuis 1992)

Galerie Vanguardia, Bilbao (depuis 1999)

Martin Assig, Saint Paul # 319, 2013, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 319, 2013, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 277, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 277, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 278, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 278, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm