Markus Lüpertz

April 01, 2011

Œuvres sur papier

5 mars – 23 avril 2011

Vernissage le samedi 5 mars de 15 h à 19 h

-catalogue disponible-

Markus Lüpertz est né en 1941 en Bohème.

Peintre et sculpteur, Markus Lüpertz est un des artistes majeurs de la scène allemande contemporaine. Il a également exercé un rôle académique important à la Kunstakademie de Düsseldorf et à l’académie des Beaux-Arts de Karlsruhe. Son journal Frau und Hund (Femme et chien) a été récemment publié.

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques.

En 2010 deux grandes rétrospectives lui ont été consacrées : l’une à l’Albertina Museum de Vienne Metamorphosen der Weltgeschichte (Métamorphoses de l’histoire mondiale), l’autre au Kunst- und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland de Bonn. On peut voir actuellement certaines de ses œuvres au Musée Maillol, Paris, à l’exposition C’est la vie.

Markus Lüpertz vit et travaille à Berlin, Düsseldorf et Karlsruhe.

Pour sa première exposition de l’artiste, la galerie a choisi de présenter une trentaine d’œuvres sur papier consacrées à la figure et au corps humain (de 1976 à 2006).

Le travail de Markus Lüpertz oscille, depuis toujours, entre abstraction et figuration.

Les formes qu’il développe peuvent être inspirées aussi bien par le quotidien, le trivial (une pelle, une gerbe de blé ou des empreintes de pneus sur une route) que par le sublime (Mozart, les souffrances de Saint Sébastien…). Elles sont volontiers, et à l’image de l’artiste lui-même, théâtrales ou provocantes, bien qu’il s’en défende en ces termes :

«Un artiste ne provoque pas. Il réalise seulement son idée de grand art, de perfection.»

Markus Lüpertz a toujours cherché un point d’équilibre, un terrain d’entente entre le passé et le présent, le monde classique et le monde contemporain. Il veut se situer à l’écart des avant-gardes, dans une position post-moderne. Dans cette position, il lui est important de payer au passage son tribut à la grande peinture, de poursuivre un dialogue avec l’Histoire et l’histoire de l’art. Il le fait avec liberté et beaucoup d’aisance dans les formes.

Dans le travail de Markus Lüpertz les thèmes d’inspiration reviennent à des années d’intervalle, mais s’épurent avec le temps. Cette fidélité thématique symbolise l’unité profonde de son travail.

Il est significatif que le peintre se refuse à dater ses œuvres.

Markus Lüpertz travaille volontiers par séries. Il peint d’après Poussin, d’après Corot, d’après Courbet…et revisite les grands thèmes mythologiques (Daphné, Apollon, Prométhée, Parsifal), bibliques, les grands mythes littéraires qu’il traite avec « urbanité et ironie » comme l’écrit Rainer Metzger dans l’introduction au catalogue de l’exposition à l’Albertina Museum (2010).

Il y a chez Markus Lüpertz un lien dynamique entre le travail de peinture et de sculpture. Sur le papier Markus Lüpertz semble retrouver les gestes du sculpteur. Les figures et corps de Markus Lüpertz sont peints en masses disproportionnées, en surfaces grossières traversées par des éclairs de couleurs, en fragments coloriés avec un souci de volume et de mouvement.

Markus Lüpertz laisse peu de place à une dimension narrative, psychologique de ses personnages. Les figures qu’il peint ne sont jamais des portraits où l’intelligence psychologique aurait sa place, ni des allégories. Elles désignent le tragique de la condition humaine, dans la nudité du corps ou le costume de la mort. Versant parfois dans l’ironie inquiète, la complicité amusée, elles explorent différentes densités de facture et d’expressivité du trait, elles ont une dimension fictionnelle, onirique.

 

 

Entre chien et loup

November 26, 2010

26 novembre 2010

L’exposition « Entre chien et loup » réunit quatre artistes dont les travaux sur papier -présentés à la galerie- sont visiblement marqués par une communauté d’intérêts, un voisinage de préoccupations.

Ils évoquent d’abord la même atmosphère de nuit, de tombée du jour, de lumière qui s’assourdit, d’où le titre de l’exposition.

Ils témoignent également d’un même souci de rigueur formelle, rigueur qui emprunte des formes abstraites, ou qui, en tous les cas, tient la figuration à distance en voilant la réalité.

Ces travaux sur papier, enfin, ne sont petits que par leur format. Ils occupent tout l’espace et donnent l’impression de pouvoir se développer en de plus grandes images.

 

Lucie Beppler est née en 1961 à Wetzlar an der Lahn (Allemagne).

Elle travaille sur papier, est photographe et sculpteur.

Elle expose régulièrement en Allemagne (Berlin, Francfort, Munich, Darmstadt, Saarbruck, Brême, Hambourg, Stuttgart notamment), en Hongrie (Muséee hongrois de la photographie, 2000), en Corée (Musée de la photographie, Séoul, 2005), en Suisse.

Le travail sur papier de Lucie Beppler, sous un rendu abstrait, est proche de la nature, mêlant microcosme et macrocosme, pouvant d’un dessin évoquer aussi bien des structures cellulaires, des paysages, des cosmogonies.

Des rythmes d’une extrême finesse accompagnent les partitions de la nature. La densité tout aussi extrême de certains noirs crée une nuit profonde, une nuit de plomb. De petits formats mais « unlimited ».

Bertram Hasenauer , est né en 1970 à Saalfelden (Autriche).

Il travaille sur papier et sur toile. Il expose régulièrement en Autriche (Salzburg, Museum der Modern Salzburg, Rupertinum, 2010, Bregenz, Vienne, Saalfaden, Graz), en Allemagne (Berlin, 2008, Österreichisches Kulturforum, Cologne), en Angleterre (Londres).

Si sur toile le thème du travail récent de Bertram Hasenauer est le portrait, sur le papier le monde qu’il décrit est fréquemment celui du paysage nocturne. On y retrouve la campagne sous la lumière de la lune, des branches, des haies mystérieuses d’arbres, des successions de nuages, des grottes obscures.

Karoly Keserü est né en 1962 à Budapest (Hongrie).

Il travaille sur papier et sur toile. Il expose régulièrement en Angleterre (Londres, 2009, Centre Culturel Hongrois), en Hongrie, en Australie (Melbourne), aux Etats-Unis (New York).

Le travail de Karoly Keserü est fondamentalement empreint de préoccupations formelles, du souci de structurer un langage à partir de moyens très simples (le point, la ligne, la grille). Ponctuations et nervures nous proposent une trame grise régulière : celle-ci se déchire pourtant, se fragmente, pour créer des rythmes aigus, vus de près, des rythmes aérés vus de loin – effets de plis ou de rideau.

John Sparagana est né en en 1958 à Rochester, New York.

Il expose régulièrement aux Etats-Unis (New York, Houston, Chicago) et en Europe (Berlin, Edinbourg, Naples). Il est photographe et travaille sur le papier. Dans les travaux qui sont présentés ici, le papier transparent plié, froissé, est posé partiellement sur la photo, formant sur elle comme une peau, et le rapport de l’un à l’autre est étrange, métaphorique. Le jeu d’écran accentue les effets de cadrage et de décalage entre le visible et l’invisible. Cette série « Sleeping Beauty » a fait partie de l’exposition qui lui a été consacrée en 2006 au Museum of Contemporary Photography de Chicago.

 

Max Neumann – Sleepy blue eyes

September 20, 2010

20 septembre 2010

25 septembre – 10 novembre 2010

La galerie Vidal-Saint Phalle a le plaisir de présenter sa dixième exposition personnelle consacrée à Max Neumann.

La figure est le sujet unique de Max Neumann. Une figure mystérieuse qui se reconnait entre toutes, dont on retrouve les éclatantes qualités de coloriste de son auteur, la simplification belle et efficace du trait, mais dont l’identification reste toujours imprécise :

Privée de regard, ou de nez, ou de bouche, elle n’est ni vraiment le portrait d’une personne déterminée, laquelle serait d’ailleurs dépouillée de tout attribut, de tout symbolisme qui contribuerait à l’identifier, ni l’archétype d’un caractère ou d’un état particulier; l’artiste, qui varie les allusions comiques ou grotesques, les rapprochements déconcertants, ne nous donne aucune indication permettant d’aller dans ce sens. Associée à des objets insolites, des images vaguement terribles, de simples masses sombres inquiétantes, cette figure se refuse à nous indiquer la solution à l’énigme mise en scène par l’artiste et où elle joue le rôle principal.

Chaque peinture, chaque dessin se lit-il comme l’écrit Gérard-Georges Lemaire comme “une chambre noire de la mémoire” ? S’agit-il de personnage(s) “sans visage, qu’on regarde comme on écoute une voix se taire” (Jean-Marie Tasset) ?

Max Neumann lui-même préfère parler de “paysage mental”, et se réfère à l’occasion à cette phrase de Flaubert : « La Forme est peut-être une erreur de tes sens, la Substance une imagination de ta pensée. »

Ces dernières années, le travail de Max Neumann s’est considérablement enrichi du changement des techniques utilisées : il a laissé de coté la détrempe et la liberté immédiate que confère ce médium liquide et travaille le plus souvent à l’huile.

D’où, dans les travaux récents, des solutions différentes à trouver dans le traitement des fonds, d’où une touche plus serrée, plus appuyée, ces effets nouveaux de matière, ces incisions dans la matière colorée, ces effets de “grilles” rendus par le passage d’un peigne métallique sur la toile ou sur la papier.

L’exposition “Sleepy blue eyes” rassemble une trentaine de dessins, de format 30 x 30 cm, réalisées en 2010 sur le même papier huilé, et une dizaine de dessins plus grands et de petites peintures récentes.

“Sleepy blue eyes” est le titre d’un des dessins – une figure dont il faut se pencher légèrement pour saisir le regard bleu finement esquissé, baissé sous d’invisibles paupières et ce joli titre – qui ne dévoile pas le mystère mais le complète, le signe- va bien à l’exposition toute entière :

Cette fois Max Neumann change de palette, utilise des bleus pâles, mais aussi des verts acidulés, des pourpres, des couleurs vibrantes, s’écartant de « ces éléments d’espace intérieur que sont les noirs pleins, les verts obscurs, les rouges crus associés aux partitions de blanc, de beige et de jaune » (Alain Tapié).

Max Neumann est née en 1949 À Sarrebruck, Allemagne.

Il expose régulièrement dans un réseau de galeries en Europe (à Cologne, à Madrid, à Bruxelles, à Milan, entre autres) et a exposé dans de nombreuses institutions publiques (Musée Folkwang d’Essen, Musée du Schleswig-Holstein, Musée des Beaux-Arts de Sarrebruck, Musée d’Ixelles, Bruxelles).

 

 

Joseph Hart, Out of Moments, 6 mai – 15 juin 2010

May 19, 2010

19 mai 2010

I work on paper, incorporating a variety of approaches and materials including painting, drawing, and cut paper-collage. I intend to create awkward yet resolved compositions that emphasize balance, small moments, push and pull, calm and chaotic, hard and soft, and other forms of tension and paradox. Manipulating images, applying color and marks over and over, folding, cutting, editing, re-working, destroying and building back up, all play essential roles in my studio practice. My treatment is very controlled at times, and loose at others, creating a diverse arrangement of marks and gestures that might suggest the shape of a tool or weapon, vessel, artifact, a decaying floral still-life, the contour of a figure, or the sum of these objects unraveling into delicate abstraction.I currently utilize visits to museums and reproductions from art history books as platforms for examining the politics and economics of display, and how value can be suggested through different modes of presentation. Fixtures such as vitrines, shelves, frames, and plinths are reoccurring images in my work, providing formal structure while also serving as symbols of significance.

Sans titre, 2011, Tm sur papier, 71 x 55 cm

Sans titre, 2011, Tm sur papier, 71 x 55 cm

Je travaille sur le papier, intégrant différentes approches, différents matériaux, la peinture, le dessin, le papier découpé et le collage. Je cherche à créer des compositions à la fois maladroites et finies, qui restituent un équilibre, de brefs moments, qui mettent en valeur l’avancée et le retrait, le calme et le chaos, la dureté et la douceur, et toutes formes de tension et de paradoxe. Manipuler les images, appliquer de la couleur, y imprimer des marques, encore et encore, plier, découper, monter, reprendre, détruire et reconstruire, tout cela est une partie essentielle de mon travail à l’atelier. Mon geste est parfois très contrôlé, d’autres fois je procède de façon plus lâche, créant un assemblage de signes et de gestes qui pourraient aussi bien suggérer la forme d’un outil ou d’une arme, un vaisseau ou un objet d’art, une nature morte florale qui se fane, une silhouette, que la somme de tout cela se résolvant en une délicate abstraction. J’utilise mes visites dans les musées, je me sers des reproductions qu’on trouve dans les livres d’histoire de l’art, pour poser la problématique – politique et économique – de la façon dont sont présentées les œuvres d’art, et de la valeur qui leur est attribuée en fonction de leurs modes de présentation. Des éléments comme des vitrines, les étagères, les cadres, les plinthes, sont des images récurrentes dans mon travail, me fournissant une structure formelle en même temps qu’ils servent de signifiants.

Joseph Hart

Joy Lapse, 2010, tm sur papier, 48 x 38 cm

Joy Lapse, 2010, tm sur papier, 48 x 38 cm

20 Ans Après

April 22, 2010

20 ans après

1 avril – 4 mai 2010

La Galerie Vidal – Saint Phalle célèbre ses 20 ans d’activité en présentant un ensemble d’œuvres des artistes qu’elle expose :

Martin Assig, Tony Bevan, Lorenz Estermann, Joseph Hart, Olav Christopher Jenssen, Per Kirkeby, Lance Letscher, William MacKendree, Thomas Müller, Max Neumann, Piero Pizzi Cannella, Tiphaine Popesco, Albert Ràfols-Casamada, Pierre Tal-Coat

Elle a eu le plaisir – pour la majeure partie de ces artistes – de montrer la première fois leurs œuvres en France et elle est particulièrement heureuse de travailler avec certains depuis le début de son activité.

La galerie a régulièrement réalisé des catalogues ou des livres pour ces artistes, soit à l’occasion des expositions dans ses murs soit à l’occasion des expositions muséales auxquelles elle a participé.

 

Schwontowski, das gebet, 2000, tm sur toile, 80 x 70 cm

Schwontowski, das gebet, 2000, tm sur toile, 80 x 70 cm

20 years later

1st of april- 4th of may 2010

The Vidal-Saint Phalle Gallery celebrates it’s 20 years of activity presenting a group of works of the artists the gallery exhibits:

Martin Assig, Tony Bevan, Lorenz Estermann, Joseph Hart, Olav Christopher Jenssen, Per Kirkeby, Lance Letscher, William MacKendree, Thomas Müller, Max Neumann, Piero Pizzi Cannella, Tiphaine Popesco, Albert Ràfols-Casamada, Pierre Tal-Coat

The gallery has had the pleasure –for the majority of the artists- to have shown their works for the first time in France and we are particularly pleased to still be working with some of them since the beginning of our activity.

The gallery has regularly edited catalogues or books for theses artists, either for exhibitions within the space or for joint exhibitions with museums.

Grenadine Painting - Allegory, huile sur toile, 52 x 42 cm

Grenadine Painting – Allegory, huile sur toile, 52 x 42 cm

Grenadine Painting - Ingredience, huile sur toile, 52 x 42 cm

Grenadine Painting – Ingredience, huile sur toile, 52 x 42 cm