Olav Christopher Jenssen

July 31, 2013

 

Journal n°2

12 décembre- 30 janvier 2010

Vernissage le 12 décembre en présence de l’artiste

Livre disponible

 

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Parmi les créateurs, les inventeurs de formes se révèlent peu nombreux. Or c’est la première évidence d’une exposition d’Olav Christopher Jenssen : sa peinture nous communique un vif sentiment de la nature mais les formes que nous proposent ses dessins et ses toiles sont d’un langage neuf, d’une abstraction nouvelle. C’est pourquoi sans doute Olav Christopher Jenssen, peintre norvégien (né en 1954) qui travaille à Berlin et en Suède, apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux artistes de la peinture nordique contemporaine et même, aux yeux de beaucoup d’artistes allemands, comme un chef de file profondément novateur.

Olav Christopher Jenssen a pu concentrer son activité sur la couleur, le vide, l’espace, la lumière cristalline (le blanc joue un rôle essentiel dans son œuvre et il est tentant d’associer ce blanc à la neige ou au froid) et l’indépendance d’un langage pictural vraiment personnel. Voilà un artiste qu’on a rapproché parfois des ruptures de Cy Twombly et qui semble n’avoir pas douté, encore moins désespéré de la peinture ! Certes, à l’intérieur de ce monde de peinture, Olav Christopher Jenssen a pu dérouter fortement : il n’a pas hésité à changer radicalement sa manière « turbulente » en optant pour des constructions sobres et contemplatives, passant d’une matière appliquée au couteau à de fines et douces étendues de couleurs… Une chose est sûre : que l’œuvre, jamais préconçue, soit minimale ou orchestrée, le plaisir de peindre est sa signature. C’est un bonheur avoué, revendiqué par l’artiste, aussi manifeste que l’omniprésence sous-jacente de la nature et que la liberté donnée à l’air, à la crudité expressive du blanc et de la couleur.

Le peintre aime travailler par séries, envisager ses expositions comme des ensembles composés dans leurs moindres détails et il conçoit généralement lui-même ses catalogues au point qu’une grande unité structurelle s’en dégage. Et il aime donner des titres à ses expositions, ainsi celle-ci s’intitule « Journal Vol .02 ».

En effet, depuis 1986 Olav Christopher Jenssen tient un journal sous forme d’œuvres sur papier. Les œuvres exposées à la galerie constituent le deuxième volume de ce journal, elles sont réalisées à l’occasion des différents séjours à l’étranger de l’artiste. Elles utilisent les mêmes techniques (pastels, aquarelle, fusain) et empruntent des formats familiers à l’artiste (25 x 18 cm, 56 x 76 cm)

L’œuvre d’Olav-Christopher Jenssen a été largement exposée en Norvège, Suède, Danemark et Finlande et dans de nombreux musées en Allemagne. Elle a été aussi montrée au British Museum et au Centre Culturel de Arte Contemporaneo, Mexico. Une importante exposition itinérante, Panorama, est présentée en 2009-2010 : Kunsthallen Brandt, Odense (Danemark), Sörlandets Kunstmuseum, Kristiansand (Norvège), KIASMA, Helsinki (Finlande).

En France, l’œuvre d’Olav Christopher Jenssen figure dans les collections publiques du Centre Pompidou, du FNAC, de la B.N.F. et du Musée des Beaux-Arts de Nantes.

Grenadine Painting - Predestine, huile sur toile, 52 x 42 cm

Grenadine Painting – Predestine, huile sur toile, 52 x 42 cm

Grenadine Painting - Simultan, huile sur toile, 52 x 42 cm

Grenadine Painting – Simultan, huile sur toile, 52 x 42 cm

© Dominique d’Arnoult

Lance Letscher – THINKING MACHINES

September 10, 2009

22 octobre 2009

THINKING MACHINES

22 octobre – 8 décembre 2009

La galerie Vidal-Saint Phalle à le plaisir de vous présenter pour la deuxième fois le travail de Lance Letscher (47 ans) qui vit et travaille à Austin (Texas).

Lance Letscher réalise essentiellement des collages. Il utilise le bois, le marbre, les vieux livres, des papiers de récupération, et par des collages subtils et compliqués s’en sert pour créer des images très dynamiques où est restitué le plaisir de la couleur.

Le critique Jonathan Goodman écrit :

« Grâce à des répétitions de formes, Lance Letscher crée des formes rythmiques, qu’il développe intuitivement, ici par le jeu parallèle de bandes colorées, là par la naissance de formes géométriques insolites et magnifiques…bien que les éléments que Letscher utilise soient souvent de petit format, les idées que leur mise en jeu traite sont grandes, car elles évoquent le temps et la mémoire ».

 

Lance Letscher incorpore volontiers dans ses collages des mots, des phrases extraites de vieux catalogues, lettres manuscrites trouvées aux Puces et « sans que l’on cherche à en deviner entièrement le sens, chaque bloc de mots résonne en nous et notre inconscient »(Mme Dana Friis-Hansen, conservateur du musée d’Austin).

Dans ce travail récent des « Thinking Machines », l’artiste tend à laisser de plus en plus d’espace entre chaque élément de collages, trouvant ainsi davantage de liberté tout en se rapprochant de la peinture et du dessin.

On compare parfois le travail de Lance Letscher moins à ceux –historiques- de Joseph Cornell ou de Kurt Schwitters, qu’à celui d’artistes contemporains comme Andreas Gursky et Damien Hirst, qui utilisent les mêmes procédés de répétition de motifs et de couleurs, de nostalgie et d’énergie.

 

Keeper, 2014, collage, 30.5 x 39.5 cm

Keeper, 2014, collage, 30.5 x 39.5 cm

Expositions individuelles :

Aux Etats-Unis : Howard Scott Gallery (New York, 2002, 2005, 2008) StevenWolf Gallery, San Francisco, 2005 ; Conduit Gallery (Dallas, Texas, 1997, 2000, 2003) ; Richard Bennett Gallery (Los Angeles, 1988, 1989, 1990), à Austin (McMurtrey Gallery, Austin 2002-2006-2008, David Berman Gallery, 2001-2006-2008)

En Europe : Art Gaspar, 2004, Barcelone, Galerie Renate Bender, Munich 2003, Galerie Tammen, Berlin, 2007, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, 2007.

Collections publiques :

Museum of Fine Arts, Houston ; Museum of Fine Arts, Austin ; Museum of Southeast Texas, Beaumont, Texas ; Tyler Museum of Art, Tyler, Texas

 

Une importante monographie lui a été consacrée en 2009 par l’Université du Texas

 

Flight, 2014, collage, 130 x 85.5cm

Flight, 2014, collage, 130 x 85.5cm

Martin Assig – Mystères – September 12th – october 20th 2009

July 31, 2013

17 septembre 2009

Martin Assig was born in 1959 in Schwelm, Germany.

He lives and works in Berlin and Brädikow.

Martin Assig has always worked with pigments and wax.

The wax, melted with the pigments or applied in thin layers, enhances the colours and gives the piece, either on canvas or wood, a particular light. On paper the wax favours a transparency effect suggesting an impression of immanence.

Martin Assig’s world is figurative: women’s dresses with delicate clothing, the bodies finely sketched behind the finery, headless bodies that seem filled with life, wrapped in a particular energy of which the bodies seem to be the captor. These are the main themes of this exhibition.

There is in Martin Assig’s work a great strength stressed even more by the harmony of the colours and sometimes a faint nostalgia suggested by an oriental atmosphere.

Martin Assig wants to evoke inner life and the development of his personal thoughts.

Hence words often entering his paintings or works on paper: serious words, invented words, words of an ancient or foreign language, sayings, quotes (Cendrars, Godard) some can have a visual impact more than a double meaning others can relate to an inner world where a desire to come back to the essential can portray life’s mysticism.

Lilith (here after) evokes the first woman, the one before Eve according to the Genesis. She is painted here without a head and dressed in a long white and pale blue dress “in the manner of Velasquez” on which a motif of the Virgin Mary is depicted. She wears a short jacket with long sleeves ornate of skulls; also represented on the front of this jacket is a monastery’s coat of arms and at the tip of the sleeves hangs a sort of stole.

Public exhibitions (selection) :

1993 Anhaltische Gemäldegalerie, Dessau

1994 Akademie der Künste, Berlin

1996 Saarlandmuseum, Saarbrücken; Kunstmuseum Kloster Unser Lieben Frauen, Magdeburg; Kunsthalle zu Kiel

1997 Museum van Hedendaagse Kunst, Gent

2000 Hamburger Kunsthalle

2001 “Envoltura”, Museo National Centro de Arte Reina Sofia, Madrid

2002 “Erzählungen am Boden”, Neues Museum Weserburg, Bremen 2009 “La Presa/Die Beute”, Centro de Arte Caja de Burgos CAB

 

Mystères

12 septembre – 20 octobre 2009

Martin Assig est né en 1959 à Schwelm, Allemagne.

Il vit et travaille à Berlin.

Martin Assig travaille depuis toujours avec de la cire et des pigments.

La cire, liée aux pigments ou posée en fines couches, donne une lumière particulière à l’image sur la toile ou sur le panneau de bois.

Sur le papier, elle favorise les effets de transparence, l’impression d’immanence.

L’univers de Martin Assig est figuratif :

Les robes de femmes, les tissus délicats de ces robes, les corps que l’on devine à peine derrière leur parure, corps sans visage mais qui semblent animés, entourés, d’une énergie particulière, sont les thèmes principaux de cette exposition .

Il y a un sentiment d’énergie vitale en même temps que de nostalgie et parfois, dans l’harmonie des couleurs , une ambiance proche de l’Est de l’Europe.

Martin Assig tient également à évoquer la vie intérieure, les choses graves de la vie.

Ainsi des mots traversent-ils régulièrement ses tableaux ou ses œuvres sur papier :

mots sérieux, mots imaginaires, mots d’une langue étrangère ou ancienne, mots qui peuvent avoir plus de force visuelle que de sens caché ; mais tous parlent de la vie intérieure, du rêve d’un retour à l’essentiel.

Expositions publiques (sélection) :

1993 Anhaltische Gemäldegalerie, Dessau

1994 Akademie der Künste, Berlin

1996 Saarlandmuseum, Saarbrücken; Kunstmuseum Kloster Unser Lieben Frauen, Magdeburg; Kunsthalle zu Kiel

1997 Museum van Hedendaagse Kunst, Gent

2000 Hamburger Kunsthalle

2001 “Envoltura”, Museo National Centro de Arte Reina Sofia, Madrid 2002 “Erzählungen am Boden”, Neues Museum Weserburg, Bremen 2009 “La Presa/Die Beute”, Centro de Arte Caja de Burgos CAB

Expositions en galeries (sélection) :

Galerie Volker Diehl, Berlin (depuis 1990) ; galerie Jablonka, Berlin (2006-2008), galerie Tanit, Munich (2003-2007), galerie Vidal-Saint Phalle, Paris (depuis 1998), galerie Senda, Barcelone (depuis 1992), galerie Vanguardia, Bilbao (depuis 1999).

Martin Assig, Saint Paul # 278, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 278, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 277, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 277, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 319, 2013, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 319, 2013, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

 

Thomas Müller 31 janvier- 10 mars 2009

April 24, 2009

« Gezeiten » – En retrait de la peinture

« Thomas Müller fait partie de ces artistes en fin de compte peu nombreux qui s’adonnent exclusivement au dessin. » Il pratiqua aussi la peinture, jusqu’au milieu des années 1990, ce qui fait qu’en France on qualifiera ses œuvres sur papier de « dessins de peintre », mais ce sont plutôt, selon l’expression d’Andreas Schalhorn, des dessins « où la peinture continue de vivre ».

Cela signifie qu’en un temps de remise en cause de la peinture, l’artiste s’est retiré des pouvoirs gestuels, lyriques ou expressionnistes d’une peinture germanique : il a opté pour un minimalisme formel réalisé avec une économie de moyens sur le seul support du papier ; il a d’ailleurs choisi un papier de format systématiquement identique, en grand ou en petit format, un papier simplement blanc qu’aucun charme particulier ne caractérise.

En quoi réside l’unité ou la singularité des dessins de Thomas Müller ? Ce n’est pas vraiment dans leur qualité d’abstraction plutôt que de figuration, si ce n’est par opposition aux langages néo-fauves de la génération précédente. Ce n’est pas non plus dans l’occupation de l’espace de la feuille : cette feuille peut être intégralement couverte par les méandres du trait mais il arrive aussi que le trait se concentre, se « retire », sur un espace extrêmement réduit ; et la tache peut remplacer le trait, le lavis d’encre remplacer la mine de plomb… A la diffusion dans le blanc, à la suggestion d’un nuage ou d’une poussière efflorescente, succèdent des motifs plus organiques parfois dessinés directement, donc plus grossièrement, avec la couleur sortie du tube.

Le titre « Gezeiten » donné par Thomas Müller à sa double exposition à Zürich et Paris nous dit aussi le double mouvement qui l’anime.

« Gezeiten », qui signifie flux et reflux, marées, fait entendre, en allemand, « Zeit », le temps. « Une des connotations de Gezeiten est ce qui est propre à la nature, le retour immuable et cyclique du même. Cela se rapporte aussi à ma façon de travailler : une activité constante, quotidienne, dans laquelle des séries de motifs réapparaissent en alternance cyclique sous d’autres formes. » (Thomas Müller à Andreas Schalhorn)

L’artiste conçoit lui-même ses accrochages. Il nous propose un espace réglé, aéré, libre. Ses dessins jouent de la répétition et de la surprise, de l’austérité et de la souplesse. Comme dans la marée, la prochaine vague est à la fois sûre et imprévisible. Le « naturel » des dessins de Thomas Müller veut que la peinture – qui s’y tient en retrait – nous revienne avec un étonnant pouvoir d’évocation.

Thomas Müller est né a Francfort en 1959. Il vit et travaille à Stuttgart. Il participe aux foires internationales les plus importantes (Art Basel, Art Cologne, FIAC, Arco notamment)

Principales expositions personnelles

2009

Gezeiten, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, France

Gezeiten, Galerie Schlégl- Nicole Schlégl, Zurich, Suisse

2007

Galerie Michael Sturm, Stuttgart

2006

Twist, œuvres sur papier, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, France

Zeichnungen, Galerie da entlang, Dortmund

2004

Zeichnungen, Museum Chasa Jaura Valchava (Schweiz)

Nexus, fruehsorge, Galerie für Zeichnung, Berlin

2003

Zeichnung heute, Kunstmuseum Bonn, Allemagne

Artist in residence, the Chinati Foundation, Marfa, Texas

2001

Galerie Rolf Ohse, Bremen, Allemagne

Galleria Torbandena, Trieste, Italie

Neiderrheinisher Kunstverein, Wesel, Allemagne

2000

Galerie der Stadt Mainz Brückentrum, Allemagne

1999

Kunstraum MI Posselt, Bonn, Allemagne

Galerie Schlégl, Zürich, Suisse

Catalogue disponible

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Per KiRKEBY

November 27, 2008

PER KIRKEBY Œuvres récentes

6 décembre 2008 – 24 janvier 2009

Per Kirkeby vit et travaille l’hiver à Copenhague, l’été dans sa maison de l’île de Laeso, entre le Danemark et la Suède.

À l’occasion de ses 70 ans, diverses expositions rétrospectives ont lieu au Louisiana Museum (Danemark) du 22 septembre 2008 au 11 janvier 2009 et à la Tate Modern Gallery (Londres) du 17 juin 2009 au 13 septembre 2009. Le Musée des Beaux-Arts de Lille présente des œuvres de Per Kirkeby (masonites) dans le cadre de l’exposition « Echappées Nordiques » du 23 octobre 2008 au 11 janvier 2009.

Depuis octobre 2000 la Galerie Vidal-Saint Phalle présente régulièrement à Paris les œuvres de Per Kirkeby.

On a souvent rappelé l’activité multiple du plus célèbre des artistes nordiques : sa formation de géologue, les expéditions scientifiques auxquelles il a participé, ses très nombreuses publications (poèmes, essais, monographies sur les peintres, notamment français, qui ont compté pour lui), ses films, à côté de l’œuvre considérable du peintre, sculpteur et graveur qui s’est exprimé sur la plus grande variété des supports.

Après une exposition des peintures sur panneaux de masonite, la galerie Vidal-Saint Phalle consacre sa cinquième exposition de Per Kirkeby à onze grands tableaux récents (huile sur toile) et à un ensemble d’œuvres sur papier.

« La couleur et le dessin sont exécutés d’un geste expressionniste volontiers héroïque. L’artiste creuse la peinture comme un sol, sédimente ses gestes pour faire apparaître des formes, des strates, créant ainsi une peinture tellurique où les coups de pinceau deviennent nervures et excavations. » Alain Tapié, 2008

Des points de vue stratifiés, des effets de collage et de fragmentation, de séparation des surfaces ou des blocs recomposent un paysage où la réapparition des natures mortes est comme une nouvelle interrogation de la tradition picturale. Les grands formats de Per Kirkeby révèlent la prédilection actuelle de leur auteur pour des gammes automnales et crépusculaires. Ils donnent la mesure d’un « chantier » aussi romantique que contemporain.

Sans titre, 2015, technique mixte sur masonite, 122 x 122 cm

Sans titre, 2015, technique mixte sur masonite, 122 x 122 cm