Lance Letscher – THINKING MACHINES

September 10, 2009

22 octobre 2009

THINKING MACHINES

22 octobre – 8 décembre 2009

La galerie Vidal-Saint Phalle à le plaisir de vous présenter pour la deuxième fois le travail de Lance Letscher (47 ans) qui vit et travaille à Austin (Texas).

Lance Letscher réalise essentiellement des collages. Il utilise le bois, le marbre, les vieux livres, des papiers de récupération, et par des collages subtils et compliqués s’en sert pour créer des images très dynamiques où est restitué le plaisir de la couleur.

Le critique Jonathan Goodman écrit :

« Grâce à des répétitions de formes, Lance Letscher crée des formes rythmiques, qu’il développe intuitivement, ici par le jeu parallèle de bandes colorées, là par la naissance de formes géométriques insolites et magnifiques…bien que les éléments que Letscher utilise soient souvent de petit format, les idées que leur mise en jeu traite sont grandes, car elles évoquent le temps et la mémoire ».

 

Lance Letscher incorpore volontiers dans ses collages des mots, des phrases extraites de vieux catalogues, lettres manuscrites trouvées aux Puces et « sans que l’on cherche à en deviner entièrement le sens, chaque bloc de mots résonne en nous et notre inconscient »(Mme Dana Friis-Hansen, conservateur du musée d’Austin).

Dans ce travail récent des « Thinking Machines », l’artiste tend à laisser de plus en plus d’espace entre chaque élément de collages, trouvant ainsi davantage de liberté tout en se rapprochant de la peinture et du dessin.

On compare parfois le travail de Lance Letscher moins à ceux –historiques- de Joseph Cornell ou de Kurt Schwitters, qu’à celui d’artistes contemporains comme Andreas Gursky et Damien Hirst, qui utilisent les mêmes procédés de répétition de motifs et de couleurs, de nostalgie et d’énergie.

 

Keeper, 2014, collage, 30.5 x 39.5 cm

Keeper, 2014, collage, 30.5 x 39.5 cm

Expositions individuelles :

Aux Etats-Unis : Howard Scott Gallery (New York, 2002, 2005, 2008) StevenWolf Gallery, San Francisco, 2005 ; Conduit Gallery (Dallas, Texas, 1997, 2000, 2003) ; Richard Bennett Gallery (Los Angeles, 1988, 1989, 1990), à Austin (McMurtrey Gallery, Austin 2002-2006-2008, David Berman Gallery, 2001-2006-2008)

En Europe : Art Gaspar, 2004, Barcelone, Galerie Renate Bender, Munich 2003, Galerie Tammen, Berlin, 2007, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, 2007.

Collections publiques :

Museum of Fine Arts, Houston ; Museum of Fine Arts, Austin ; Museum of Southeast Texas, Beaumont, Texas ; Tyler Museum of Art, Tyler, Texas

 

Une importante monographie lui a été consacrée en 2009 par l’Université du Texas

 

Flight, 2014, collage, 130 x 85.5cm

Flight, 2014, collage, 130 x 85.5cm

Martin Assig – Mystères – September 12th – october 20th 2009

July 31, 2013

17 septembre 2009

Martin Assig was born in 1959 in Schwelm, Germany.

He lives and works in Berlin and Brädikow.

Martin Assig has always worked with pigments and wax.

The wax, melted with the pigments or applied in thin layers, enhances the colours and gives the piece, either on canvas or wood, a particular light. On paper the wax favours a transparency effect suggesting an impression of immanence.

Martin Assig’s world is figurative: women’s dresses with delicate clothing, the bodies finely sketched behind the finery, headless bodies that seem filled with life, wrapped in a particular energy of which the bodies seem to be the captor. These are the main themes of this exhibition.

There is in Martin Assig’s work a great strength stressed even more by the harmony of the colours and sometimes a faint nostalgia suggested by an oriental atmosphere.

Martin Assig wants to evoke inner life and the development of his personal thoughts.

Hence words often entering his paintings or works on paper: serious words, invented words, words of an ancient or foreign language, sayings, quotes (Cendrars, Godard) some can have a visual impact more than a double meaning others can relate to an inner world where a desire to come back to the essential can portray life’s mysticism.

Lilith (here after) evokes the first woman, the one before Eve according to the Genesis. She is painted here without a head and dressed in a long white and pale blue dress “in the manner of Velasquez” on which a motif of the Virgin Mary is depicted. She wears a short jacket with long sleeves ornate of skulls; also represented on the front of this jacket is a monastery’s coat of arms and at the tip of the sleeves hangs a sort of stole.

Public exhibitions (selection) :

1993 Anhaltische Gemäldegalerie, Dessau

1994 Akademie der Künste, Berlin

1996 Saarlandmuseum, Saarbrücken; Kunstmuseum Kloster Unser Lieben Frauen, Magdeburg; Kunsthalle zu Kiel

1997 Museum van Hedendaagse Kunst, Gent

2000 Hamburger Kunsthalle

2001 “Envoltura”, Museo National Centro de Arte Reina Sofia, Madrid

2002 “Erzählungen am Boden”, Neues Museum Weserburg, Bremen 2009 “La Presa/Die Beute”, Centro de Arte Caja de Burgos CAB

 

Mystères

12 septembre – 20 octobre 2009

Martin Assig est né en 1959 à Schwelm, Allemagne.

Il vit et travaille à Berlin.

Martin Assig travaille depuis toujours avec de la cire et des pigments.

La cire, liée aux pigments ou posée en fines couches, donne une lumière particulière à l’image sur la toile ou sur le panneau de bois.

Sur le papier, elle favorise les effets de transparence, l’impression d’immanence.

L’univers de Martin Assig est figuratif :

Les robes de femmes, les tissus délicats de ces robes, les corps que l’on devine à peine derrière leur parure, corps sans visage mais qui semblent animés, entourés, d’une énergie particulière, sont les thèmes principaux de cette exposition .

Il y a un sentiment d’énergie vitale en même temps que de nostalgie et parfois, dans l’harmonie des couleurs , une ambiance proche de l’Est de l’Europe.

Martin Assig tient également à évoquer la vie intérieure, les choses graves de la vie.

Ainsi des mots traversent-ils régulièrement ses tableaux ou ses œuvres sur papier :

mots sérieux, mots imaginaires, mots d’une langue étrangère ou ancienne, mots qui peuvent avoir plus de force visuelle que de sens caché ; mais tous parlent de la vie intérieure, du rêve d’un retour à l’essentiel.

Expositions publiques (sélection) :

1993 Anhaltische Gemäldegalerie, Dessau

1994 Akademie der Künste, Berlin

1996 Saarlandmuseum, Saarbrücken; Kunstmuseum Kloster Unser Lieben Frauen, Magdeburg; Kunsthalle zu Kiel

1997 Museum van Hedendaagse Kunst, Gent

2000 Hamburger Kunsthalle

2001 “Envoltura”, Museo National Centro de Arte Reina Sofia, Madrid 2002 “Erzählungen am Boden”, Neues Museum Weserburg, Bremen 2009 “La Presa/Die Beute”, Centro de Arte Caja de Burgos CAB

Expositions en galeries (sélection) :

Galerie Volker Diehl, Berlin (depuis 1990) ; galerie Jablonka, Berlin (2006-2008), galerie Tanit, Munich (2003-2007), galerie Vidal-Saint Phalle, Paris (depuis 1998), galerie Senda, Barcelone (depuis 1992), galerie Vanguardia, Bilbao (depuis 1999).

Martin Assig, Saint Paul # 278, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 278, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 277, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 277, 2012, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 319, 2013, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

Martin Assig, Saint Paul # 319, 2013, aquarelle et cire sur papier, 39,3 x 30,5 cm

 

Thomas Müller 31 janvier- 10 mars 2009

April 24, 2009

« Gezeiten » – En retrait de la peinture

« Thomas Müller fait partie de ces artistes en fin de compte peu nombreux qui s’adonnent exclusivement au dessin. » Il pratiqua aussi la peinture, jusqu’au milieu des années 1990, ce qui fait qu’en France on qualifiera ses œuvres sur papier de « dessins de peintre », mais ce sont plutôt, selon l’expression d’Andreas Schalhorn, des dessins « où la peinture continue de vivre ».

Cela signifie qu’en un temps de remise en cause de la peinture, l’artiste s’est retiré des pouvoirs gestuels, lyriques ou expressionnistes d’une peinture germanique : il a opté pour un minimalisme formel réalisé avec une économie de moyens sur le seul support du papier ; il a d’ailleurs choisi un papier de format systématiquement identique, en grand ou en petit format, un papier simplement blanc qu’aucun charme particulier ne caractérise.

En quoi réside l’unité ou la singularité des dessins de Thomas Müller ? Ce n’est pas vraiment dans leur qualité d’abstraction plutôt que de figuration, si ce n’est par opposition aux langages néo-fauves de la génération précédente. Ce n’est pas non plus dans l’occupation de l’espace de la feuille : cette feuille peut être intégralement couverte par les méandres du trait mais il arrive aussi que le trait se concentre, se « retire », sur un espace extrêmement réduit ; et la tache peut remplacer le trait, le lavis d’encre remplacer la mine de plomb… A la diffusion dans le blanc, à la suggestion d’un nuage ou d’une poussière efflorescente, succèdent des motifs plus organiques parfois dessinés directement, donc plus grossièrement, avec la couleur sortie du tube.

Le titre « Gezeiten » donné par Thomas Müller à sa double exposition à Zürich et Paris nous dit aussi le double mouvement qui l’anime.

« Gezeiten », qui signifie flux et reflux, marées, fait entendre, en allemand, « Zeit », le temps. « Une des connotations de Gezeiten est ce qui est propre à la nature, le retour immuable et cyclique du même. Cela se rapporte aussi à ma façon de travailler : une activité constante, quotidienne, dans laquelle des séries de motifs réapparaissent en alternance cyclique sous d’autres formes. » (Thomas Müller à Andreas Schalhorn)

L’artiste conçoit lui-même ses accrochages. Il nous propose un espace réglé, aéré, libre. Ses dessins jouent de la répétition et de la surprise, de l’austérité et de la souplesse. Comme dans la marée, la prochaine vague est à la fois sûre et imprévisible. Le « naturel » des dessins de Thomas Müller veut que la peinture – qui s’y tient en retrait – nous revienne avec un étonnant pouvoir d’évocation.

Thomas Müller est né a Francfort en 1959. Il vit et travaille à Stuttgart. Il participe aux foires internationales les plus importantes (Art Basel, Art Cologne, FIAC, Arco notamment)

Principales expositions personnelles

2009

Gezeiten, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, France

Gezeiten, Galerie Schlégl- Nicole Schlégl, Zurich, Suisse

2007

Galerie Michael Sturm, Stuttgart

2006

Twist, œuvres sur papier, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, France

Zeichnungen, Galerie da entlang, Dortmund

2004

Zeichnungen, Museum Chasa Jaura Valchava (Schweiz)

Nexus, fruehsorge, Galerie für Zeichnung, Berlin

2003

Zeichnung heute, Kunstmuseum Bonn, Allemagne

Artist in residence, the Chinati Foundation, Marfa, Texas

2001

Galerie Rolf Ohse, Bremen, Allemagne

Galleria Torbandena, Trieste, Italie

Neiderrheinisher Kunstverein, Wesel, Allemagne

2000

Galerie der Stadt Mainz Brückentrum, Allemagne

1999

Kunstraum MI Posselt, Bonn, Allemagne

Galerie Schlégl, Zürich, Suisse

Catalogue disponible

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Per KiRKEBY

November 27, 2008

PER KIRKEBY Œuvres récentes

6 décembre 2008 – 24 janvier 2009

Per Kirkeby vit et travaille l’hiver à Copenhague, l’été dans sa maison de l’île de Laeso, entre le Danemark et la Suède.

À l’occasion de ses 70 ans, diverses expositions rétrospectives ont lieu au Louisiana Museum (Danemark) du 22 septembre 2008 au 11 janvier 2009 et à la Tate Modern Gallery (Londres) du 17 juin 2009 au 13 septembre 2009. Le Musée des Beaux-Arts de Lille présente des œuvres de Per Kirkeby (masonites) dans le cadre de l’exposition « Echappées Nordiques » du 23 octobre 2008 au 11 janvier 2009.

Depuis octobre 2000 la Galerie Vidal-Saint Phalle présente régulièrement à Paris les œuvres de Per Kirkeby.

On a souvent rappelé l’activité multiple du plus célèbre des artistes nordiques : sa formation de géologue, les expéditions scientifiques auxquelles il a participé, ses très nombreuses publications (poèmes, essais, monographies sur les peintres, notamment français, qui ont compté pour lui), ses films, à côté de l’œuvre considérable du peintre, sculpteur et graveur qui s’est exprimé sur la plus grande variété des supports.

Après une exposition des peintures sur panneaux de masonite, la galerie Vidal-Saint Phalle consacre sa cinquième exposition de Per Kirkeby à onze grands tableaux récents (huile sur toile) et à un ensemble d’œuvres sur papier.

« La couleur et le dessin sont exécutés d’un geste expressionniste volontiers héroïque. L’artiste creuse la peinture comme un sol, sédimente ses gestes pour faire apparaître des formes, des strates, créant ainsi une peinture tellurique où les coups de pinceau deviennent nervures et excavations. » Alain Tapié, 2008

Des points de vue stratifiés, des effets de collage et de fragmentation, de séparation des surfaces ou des blocs recomposent un paysage où la réapparition des natures mortes est comme une nouvelle interrogation de la tradition picturale. Les grands formats de Per Kirkeby révèlent la prédilection actuelle de leur auteur pour des gammes automnales et crépusculaires. Ils donnent la mesure d’un « chantier » aussi romantique que contemporain.

Sans titre, 2015, technique mixte sur masonite, 122 x 122 cm

Sans titre, 2015, technique mixte sur masonite, 122 x 122 cm

Lorenz Estermann

November 04, 2008

4 novembre 2008

Instant City

18 octobre – 3 décembre 2008

La galerie Vidal-Saint Phalle présente du 18 octobre au 3 décembre 2008 la première exposition à Paris du travail de Lorenz Estermann.

L’exposition intitulée « Instant City » regroupe des constructions en cartons et des œuvres sur papier.

Cette exposition s’accompagne d’un catalogue réalisé en collaboration avec la galerie Lévy de Hambourg (Allemagne) et la galerie Lukas Feichtner de Vienne (Autriche).

Lorenz Estermann est né en 1968 à Linz, en Haute-Autriche. Il vit et travaille à Vienne et Linz.

Il a reçu plusieurs prix pour son travail (1997,« Talentförderungsprämie des Landes Oberösterreich », 1999 « Graphikwettbewerb Innsbruck »), et différentes bourses de la région de Haute-Autriche (2006-7), et de l’État autrichien (2008).

Le travail de Lorenz Estermann met l’accent sur les liens qui existent entre dessin, photo et installation/sculpture. Ses constructions, réalisées en carton et contreplaqué, sont un lien entre ces différents médiums et créent en même temps de surprenants renvoîs à des modèles architecturaux.

Comme l’écrit Hans-Peter Wippingler dans l’introduction du catalogue :

« Les constructions de Lorenz Estermann… individuelles, non fonctionnelles et fragiles…semblent surgies d’un autre monde et d’une époque lointaine, d’un passé avant-gardiste… Ce sont généralement des photographies de situations concrètes qui forment le point de départ du dessin, du collage et de ses maquettes…Il leur ajoute des fragments, des objets de décor formel, des éléments architecturaux improbables…Ses manipulations ressemblent à des jeux d’illusion, elles ignorent les logiques de la nature. Ainsi l’artiste crée-t-il de nouveaux espaces possibles et de nouvelles perspectives.