Thomas Müller 31 janvier- 10 mars 2009

April 24, 2009

« Gezeiten » – En retrait de la peinture

« Thomas Müller fait partie de ces artistes en fin de compte peu nombreux qui s’adonnent exclusivement au dessin. » Il pratiqua aussi la peinture, jusqu’au milieu des années 1990, ce qui fait qu’en France on qualifiera ses œuvres sur papier de « dessins de peintre », mais ce sont plutôt, selon l’expression d’Andreas Schalhorn, des dessins « où la peinture continue de vivre ».

Cela signifie qu’en un temps de remise en cause de la peinture, l’artiste s’est retiré des pouvoirs gestuels, lyriques ou expressionnistes d’une peinture germanique : il a opté pour un minimalisme formel réalisé avec une économie de moyens sur le seul support du papier ; il a d’ailleurs choisi un papier de format systématiquement identique, en grand ou en petit format, un papier simplement blanc qu’aucun charme particulier ne caractérise.

En quoi réside l’unité ou la singularité des dessins de Thomas Müller ? Ce n’est pas vraiment dans leur qualité d’abstraction plutôt que de figuration, si ce n’est par opposition aux langages néo-fauves de la génération précédente. Ce n’est pas non plus dans l’occupation de l’espace de la feuille : cette feuille peut être intégralement couverte par les méandres du trait mais il arrive aussi que le trait se concentre, se « retire », sur un espace extrêmement réduit ; et la tache peut remplacer le trait, le lavis d’encre remplacer la mine de plomb… A la diffusion dans le blanc, à la suggestion d’un nuage ou d’une poussière efflorescente, succèdent des motifs plus organiques parfois dessinés directement, donc plus grossièrement, avec la couleur sortie du tube.

Le titre « Gezeiten » donné par Thomas Müller à sa double exposition à Zürich et Paris nous dit aussi le double mouvement qui l’anime.

« Gezeiten », qui signifie flux et reflux, marées, fait entendre, en allemand, « Zeit », le temps. « Une des connotations de Gezeiten est ce qui est propre à la nature, le retour immuable et cyclique du même. Cela se rapporte aussi à ma façon de travailler : une activité constante, quotidienne, dans laquelle des séries de motifs réapparaissent en alternance cyclique sous d’autres formes. » (Thomas Müller à Andreas Schalhorn)

L’artiste conçoit lui-même ses accrochages. Il nous propose un espace réglé, aéré, libre. Ses dessins jouent de la répétition et de la surprise, de l’austérité et de la souplesse. Comme dans la marée, la prochaine vague est à la fois sûre et imprévisible. Le « naturel » des dessins de Thomas Müller veut que la peinture – qui s’y tient en retrait – nous revienne avec un étonnant pouvoir d’évocation.

Thomas Müller est né a Francfort en 1959. Il vit et travaille à Stuttgart. Il participe aux foires internationales les plus importantes (Art Basel, Art Cologne, FIAC, Arco notamment)

Principales expositions personnelles

2009

Gezeiten, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, France

Gezeiten, Galerie Schlégl- Nicole Schlégl, Zurich, Suisse

2007

Galerie Michael Sturm, Stuttgart

2006

Twist, œuvres sur papier, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, France

Zeichnungen, Galerie da entlang, Dortmund

2004

Zeichnungen, Museum Chasa Jaura Valchava (Schweiz)

Nexus, fruehsorge, Galerie für Zeichnung, Berlin

2003

Zeichnung heute, Kunstmuseum Bonn, Allemagne

Artist in residence, the Chinati Foundation, Marfa, Texas

2001

Galerie Rolf Ohse, Bremen, Allemagne

Galleria Torbandena, Trieste, Italie

Neiderrheinisher Kunstverein, Wesel, Allemagne

2000

Galerie der Stadt Mainz Brückentrum, Allemagne

1999

Kunstraum MI Posselt, Bonn, Allemagne

Galerie Schlégl, Zürich, Suisse

Catalogue disponible

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Per KiRKEBY

November 27, 2008

PER KIRKEBY Œuvres récentes

6 décembre 2008 – 24 janvier 2009

Per Kirkeby vit et travaille l’hiver à Copenhague, l’été dans sa maison de l’île de Laeso, entre le Danemark et la Suède.

À l’occasion de ses 70 ans, diverses expositions rétrospectives ont lieu au Louisiana Museum (Danemark) du 22 septembre 2008 au 11 janvier 2009 et à la Tate Modern Gallery (Londres) du 17 juin 2009 au 13 septembre 2009. Le Musée des Beaux-Arts de Lille présente des œuvres de Per Kirkeby (masonites) dans le cadre de l’exposition « Echappées Nordiques » du 23 octobre 2008 au 11 janvier 2009.

Depuis octobre 2000 la Galerie Vidal-Saint Phalle présente régulièrement à Paris les œuvres de Per Kirkeby.

On a souvent rappelé l’activité multiple du plus célèbre des artistes nordiques : sa formation de géologue, les expéditions scientifiques auxquelles il a participé, ses très nombreuses publications (poèmes, essais, monographies sur les peintres, notamment français, qui ont compté pour lui), ses films, à côté de l’œuvre considérable du peintre, sculpteur et graveur qui s’est exprimé sur la plus grande variété des supports.

Après une exposition des peintures sur panneaux de masonite, la galerie Vidal-Saint Phalle consacre sa cinquième exposition de Per Kirkeby à onze grands tableaux récents (huile sur toile) et à un ensemble d’œuvres sur papier.

« La couleur et le dessin sont exécutés d’un geste expressionniste volontiers héroïque. L’artiste creuse la peinture comme un sol, sédimente ses gestes pour faire apparaître des formes, des strates, créant ainsi une peinture tellurique où les coups de pinceau deviennent nervures et excavations. » Alain Tapié, 2008

Des points de vue stratifiés, des effets de collage et de fragmentation, de séparation des surfaces ou des blocs recomposent un paysage où la réapparition des natures mortes est comme une nouvelle interrogation de la tradition picturale. Les grands formats de Per Kirkeby révèlent la prédilection actuelle de leur auteur pour des gammes automnales et crépusculaires. Ils donnent la mesure d’un « chantier » aussi romantique que contemporain.

Sans titre, 2015, technique mixte sur masonite, 122 x 122 cm

Sans titre, 2015, technique mixte sur masonite, 122 x 122 cm

Lorenz Estermann

November 04, 2008

4 novembre 2008

Instant City

18 octobre – 3 décembre 2008

La galerie Vidal-Saint Phalle présente du 18 octobre au 3 décembre 2008 la première exposition à Paris du travail de Lorenz Estermann.

L’exposition intitulée « Instant City » regroupe des constructions en cartons et des œuvres sur papier.

Cette exposition s’accompagne d’un catalogue réalisé en collaboration avec la galerie Lévy de Hambourg (Allemagne) et la galerie Lukas Feichtner de Vienne (Autriche).

Lorenz Estermann est né en 1968 à Linz, en Haute-Autriche. Il vit et travaille à Vienne et Linz.

Il a reçu plusieurs prix pour son travail (1997,« Talentförderungsprämie des Landes Oberösterreich », 1999 « Graphikwettbewerb Innsbruck »), et différentes bourses de la région de Haute-Autriche (2006-7), et de l’État autrichien (2008).

Le travail de Lorenz Estermann met l’accent sur les liens qui existent entre dessin, photo et installation/sculpture. Ses constructions, réalisées en carton et contreplaqué, sont un lien entre ces différents médiums et créent en même temps de surprenants renvoîs à des modèles architecturaux.

Comme l’écrit Hans-Peter Wippingler dans l’introduction du catalogue :

« Les constructions de Lorenz Estermann… individuelles, non fonctionnelles et fragiles…semblent surgies d’un autre monde et d’une époque lointaine, d’un passé avant-gardiste… Ce sont généralement des photographies de situations concrètes qui forment le point de départ du dessin, du collage et de ses maquettes…Il leur ajoute des fragments, des objets de décor formel, des éléments architecturaux improbables…Ses manipulations ressemblent à des jeux d’illusion, elles ignorent les logiques de la nature. Ainsi l’artiste crée-t-il de nouveaux espaces possibles et de nouvelles perspectives.

MAX NEUMANN

September 05, 2008

5 septembre 2008

Oeuvres sur papier

6 septembre – 15 octobre 2008

La Galerie Vidal-Saint Phalle présente du 6 septembre au 15 octobre un ensemble d’une quarantaine de dessins récents de Max Neumann.

Max Neumann est né en 1949 à Sarrebruck, en Allemagne.

Il a exposé dans de nombreuses institutions publiques, notamment le Musée Folkwang d’Essen (en 1994), le Musée du Schleswig-Holstein (1998), le Musée des Beaux-Arts de Sarrebruck (1999), le Musée d’Ixelles, Bruxelles (2004).

Il expose à la galerie Vidal-Saint Phalle depuis 1991.

La figure est son unique sujet.

Comme l’ écrit Alain Tapié : “Obsédante de tableau en tableau, la figure ainsi faite nous attend, dans son huit-clos existentiel, confortée par ces fragments d’espaces intérieurs que sont les noirs pleins, les verts obscurs, les rouges crus associés aux partitions de blanc, de beige et de jaune. ”

Ce travail, Max Neumann l’a abordé sur toile, parfois de très grand format, mais aussi, et très régulièrement, sur papier, réalisant ainsi au fil des années une oeuvre d’une extraordinaire diversité.

Manuel Jover, dans l’introduction du catalogue de l’exposition souligne la force de ces oeuvres sur papier :

” Chez Neumann, je préfère les petits dessins, les papiers… l’artiste prend congé des contraintes majeures qui président à l’ élaboration du tableau…. L’art de Neumann est fondé à la fois sur la nécessité de créer des figures et sur l’impossibilité de le faire, avec la maîtrise plastique, l’efficacité visuelle, le sens de la synthèse qui sont ceux des maîtres de la peinture murale…je retrouve dans les dessins le fantasque, le caprice, le piquant mystère, l’amplification grotesque.”

Max Neumann, 3 mars 2016, TM sur papier, 29,5 x 21 cm

Max Neumann, 3 mars 2016, TM sur papier, 29,5 x 21 cm

Max Neumann, 3 mars 2016, TM sur papier, 29,5 x 21 cm

Max Neumann, 3 mars 2016, TM sur papier, 29,5 x 21 cm