Critique Artension octobre 2014

October 17, 2014

Un artiste magistral, troublant la frontère entre Abstraction sensible et paysagisme essentiel. A voir absolument.

Critique l’œil novembre 2014

 

La galerie Vidal-Saint Phalle expose pour la sixième fois un ensemble d’oeuvres de Per Kirkeby, grand artiste danois né en 1938 à Copenhague. La vingtaine de pièces superbes montrées (feuilles, peintures, oeuvres sur Masonite) montre des paysages mi-figuratifs, mi abstraits, qui traduisent, notamment dans de grandes toiles très colorées, la force de la nature et l’énergie vitaliste qui habite les éléments naturels ainsi que les êtres vivants. La fourchette des prix va de 4 500 à 16 000€ pour les dessins et de 48 000 à 120 000 € euros pour les peintures. Un très beau catalogue, préfacé par l’historien de l’art Lorand Hegyi est publié à cette occasion.

Vincent Delaury

Critique l’agora des arts septembre 2014

October 03, 2014

Découvrez ou retrouvez, puisque c’est la huitième exposition que lui consacre la galerie, Pierro Pizzi Cannella (né en 1955), peintre italien qui travaille à Rome. Sur les murs blancs, une quinzaine de tableaux d’un format similaire, sur bois ou sur papier, dans des tonalités de noir, plus ou moins intense, et d’ivoire, plus ou moins foncé. On peut y déceler différents thèmes : le souvenir, la mémoire, l’ailleurs, avec ces salamandres que le peintre voyait dans les champs de son enfance et qui ponctuent quelques tableaux. On y devine aussi l’allusion à un être, corps plus qu’âme, peut-être aimé, sûrement absent : celui ou celle qui devrait être assis sur cette chaise solitaire, celle qui devrait, sous ce lustre volumineux, porter cette robe de soirée, ou manier cet éventail tombé des étoiles, celle qui ornerait son cou gracile d’une perle. Dans d’autres tableaux encore, l’artiste nous offre un voyage, l’aventure sur un fleuve où se reflètent des dômes non identifiés, ou dans le vol d’oiseaux survolant ce qui peut être une carte du monde. Texture, composition, lumière mystérieuse émanant des objets blancs sur fonds noirs et noirs sur fonds ivoire, ambiance subtile due à l’accrochage des tableaux qui encerclent le visiteur, et vous vous croirez dans une salle de bal, sur une terrasse étoilée, ou sur la rive d’un fleuve exotique…. Vaut le déplacement.

Elisabeth Hopkins

Critique Télérama septembre 2014

Installé dans une ancienne usine de pâtes alimentaires dans le quartier de San Lorenzo à Rome, l’artiste italien Piero Pizzi Cannella est connu pour son caractère hédoniste et son sacré coup de fourchette lors de déjeuners d’amis de plusieurs heures. Mais cet appétit légendaire sait aussi se fondre, presque zen, en une formidable retenue picturale, d’une grande poésie, comme on le verra dans cette suite de récentes peintures sur bois exposées par la galerie Vidal-Saint Phalle installée dans le Marais : petite robe d’été à peine ébauchée, lézard qui se faufile, villes imaginaires ou cosmologies tracées d’une encre liquide, compositions d’objets inscrits dans un noir bitumeux, tout évoque le merveilleux et le mystère légers. Un art si délicat et sensuel.

Laurent Boudier

Katrin Bremermann Art Press 09/2014

September 10, 2014

Katrin Bremermann s’est toujours efforcée de dépasser les limites structurelles de la toile en tant que cadre, support et surface. Ses peintures proposent un parcours aux récits variés, ou chaque oeuvre semble répondre à une autre, mais où chaque composition sur laquelle se pose le regard se propose un discours émotionnel nouveau. Sa recherche de transgression des bornes classiques du châssis, de la toile tendue et de la ligne, associée à l’épuration de la couleur et de la forme, signent un sensation nouvelle à chaque confrontation. Tout part de la ligne droite et de la courbe qui travaillées avec la couleur pure, engagent un équilibre nouveau. Car ce qui anime son travail reste la possibilité d’un nouveau langage répondant à une pluralité d’affects immédiats cette recherche de langage s’incarne dans l’importance du rythme donné à la toile par la transformation du châssis, qui renvoie à l’union entre ligne travaillée et à un coloris presque palpable.

Le désir,  au châssis asymétrique, illustre parfaitement ce travail d’expressions de la ligne par la marque du tracé, par le modelé de l’huile, formant un carré rouge parfait à l’angle inférieur courbé par la tension de la toile comme la tente d’un chapiteau. L’oeil  s’amuse de trouver de la mollesse dans la ligne  solide, de l’instable dans la forme droite. C’est à un jeu visuel et émotif que souhaite nous inviter Katrin Bremermann, fondé sur le maniement itératif et la réaction des attributs les plus élémentaires de la la peinture.

Texte : Alban Benoit-Hambourg