Katrin Bremermann

Katrin Bremermann

Galerie Vidal-Saint Phalle / 14 juin – 12 juillet 2014 Katrin Bremermann s’est toujours efforcée de dépasser les limites structurelles de la toile en tant que cadre, support et surface. Ses peintures proposent un parcours aux récits variés, où chaque oeuvre semble répondre à une autre, mais où chaque composition sur laquelle le regard se pose propose un discours émotionnel nouveau. Sa recherche de transgression des bornes classiques du châssis, de la toile tendue et de la ligne, associée à l’épuration de la couleur et de la forme, signent une sensation nouvelle à chaque confrontation. Tout part de la ligne droite et de la courbe qui, travaillées avec la couleur pure, engagent un équilibre nouveau. Car ce qui anime son travail reste la possibilité d’un nouveau langage répondant à une pluralité d’affects immédiats. Cette recherche de langage s’incarne dans l’importance du rythme donné à la toile par la transformation du châssis, qui renvoie à l’union entre une ligne travaillée et à un coloris presque palpable. Le Désir, au châssis asymétrique, illustre parfaitement ce travail d’expressions de la ligne par la marque du tracé, par le modelé de l’huile, formant un carré rouge parfait à l’angle inférieur courbé par la tension de la toile comme la tente d’un chapiteau. L’oeil s’amuse de trouver de la mollesse dans la ligne solide, de l’instable dans la forme droite. C’est à un jeu visuel et émotif que souhaite nous inviter Katrin Bremermann, fondé sur le maniement itératif et la réaction des attributs les plus élémentaires de la peinture.

Alban Benoit-Hambourg work and as support. Her paintings offer a variety of narratives. Each work seems to respond to another, and each composition offers a new emotional discourse. Every work procures new sensations, thanks to her transgression of the traditional limits of the stretcher, canvas and line, and her simplification of color and line. The basis of it all is the straight line and curve, worked in pure color, and creating a new equilibrium. Behind her work is the quest for a new language in line with a plurality of immediate affects. Hence the importance of the rhythm imparted to the canvas by the transformation of the stretcher, evoking the union between careful line and an almost palpable color. Le Désir (Desire), with its asymmetrical stretcher, perfectly illustrates this work on expressive line through the use of markings, the modeling of the oil paint, forming a perfect red square whose lower corner is bent by the tension of a canvas or a circus tent being raised. One eye mocks the limpness within a solid line, delights in finding instability in a straight form. Ultimately, what Katrin Bremermann is inviting us to partake in, is a visual and emotional game, founded on iterative handling and reaction of the most elementary attributes of painting.

Translation, C. Penwarden

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